XLVI INTRODUCTION
Suisse, en France, en Italie et en Angleterre. Son commentaire du poète de Venouse peut être considéré comme un chef-d'œuvre : « Il s'y est plu, dit M. Adert, à réunir les notices les plus curieuses sur les amis d'Horace , leurs goûts politiques et littéraires, leurs mœurs et leur caractère. » Enfin Orelli publia, avec la collaboration de son ami le professeur Baiter, une édition des œuvres de Platon, et une série de travaux sur les auteurs grecs, latins, italiens, et sur divers sujets. ' a Poète, » historien, philosophe, théologien même, il a», dit VuUiemin, « porté dans tous les domaines de » la science son originalité, sa pénétration et sa » fermeté de jugement. » A l'autre extrémité de la Suisse, la science des langues était cultivée avec succès par Adolphe Pictet, qui publiait, en 1837, un Essai sur Vaffinilé des langues celtiques avec le sanscrit y et après d'autres travaux de moindre importance, en 1859 et en 1863, son grand ouvrage intitulé : Los origines indo-européennes, ou les Aryas primitifs, essai de paléontologie linguistique.
Les Universités, les Académies et les Gymnases suisses ont souvent été tributaires de l'Allemagne pour l'enseignement des langues mortes. La plupart des professeurs qu'elles ont ainsi attirés n'ont pas tardé à recevoir ou à acheter la bourgeoisie
^ Voir dans la Bibliothèque universelle de 1849 (juin, juillet et août), les intéressants articles que M. Adert a consacrés à J.-G. Orelli, et une notice bibliographique sur ses nombreux travaux.