‹ La Suisse sous le pacte de 1815Chapitre 30 sur 47 · LVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LVI INTRODUCTION

Genève. Les Académies de ces deux villes, fondées jadis dans le but de fournir des pasteurs aux pays de langue française, avaient conservé des compétences fort étendues en matière ecclésiastique, compétences qui n'avaient plus leur raison d'être depuis l'adjonction des auditoires de droit et do sciences. La sécularisation de ces corps académiques s'imposait donc. Genève entra dans cette voie en 1833 et, deux ans plus tard, le canton de Vaud suivait son exemple. Par la loi vaudoise du 21 décembre 1837, les professeurs de l'Académie de Lausanne furent déchargés de leurs attributions ecclésiastiques; les cours de médecine prévus par la loi de 1806 et qui n'avaient jamais existé que sur le papier, disparaissent des progrannnes; de nouvelles chaires de théologie, de droit, de sciences et de lettres sont instituées; le principe universitaire de la liberté des études, laissant à chaque étudiant le soin de choisir les cours qu'il lui convient de suivre , est désormais appli- ({ué. On aura remarqué, curieuse coïncidence, que ces importantes réformes étaient introduites trois siècles exactement après la fondation de l'Académie (1537-1837).

La période de 1830 à 1845 est pour les Académies romandes l'une des plus brillantes qu'elles aient connues. Les étudiants étaient attirés à Genève par les cours de Pyrame de Candolle, Auguste do la Rive, Pictet de la Rive, Rossi, Bellot, Odier,

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