‹ La Suisse sous le pacte de 1815Chapitre 32 sur 47 · INTRODUCTION LIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION LIX

leurs efforts pour fonder une ou deux grandes universités, rétribuant mieux leurs professeurs et offrant à leurs étudiants des programmes d'étude plus variés. Et l'on a peut-être raison , si l'on se borne à envisager l'intérêt des étudiants. Mais il est certain d'autre part que nos diverses universités, autour desquelles viennent se grouper de si nombreux intérêts, ont sur le public éclairé du pays une puissance de rayonnement bien plus grande que ne serait celle d'une ou môme de deux universités fédérales.

Si maintenant l'on demande quels furent pour la Suisse les résultats du mouvement intellectuel que nous venons de décrire, il semble d'abord qu'il ait produit entre les Confédérés une certaine désunion : n'y ayant guère participé , les catholiques s'en défient ; ils commencent par se tenir à l'écart, refusant de se joindre aux protestants pour rompre les entraves que le Pacte de 4815 et l'autorité de la Sainte-Alliance avaient mises au développement de la Confédération. Quelques magistrats éclairés de St-Gall et de Lucerne tentèrent vainement un rapprochement entre cantons catholiques et protestants, en vue de l'œuvre de régénération que les circonstances de la Suisse exigeaient impérieusement. Les uns, comme Casimir Pfyffer, y perdirent leur popularité ; d'autres.

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