‹ La Suisse sous le pacte de 1815Chapitre 34 sur 47 · LXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXIV INTRODUCTION

contribuèrent à amener un apaisement et réagirent heureusement sur la politique et la prospérité de la Confédération. Le rapprochement de l'élément allemand et de l'élément romand, des protestants et des catholiques , qui ailleurs semble parfois aussi impossible que le mélange de l'huile et de l'eau, s'opéra en Suisse comme par enchantement. Partout les horizons s'élargirent, l'instruction se répandit dans les milieux populaires, les peuples des cantons apprirent à se mieux connaître, bien des préjugés tombèrent, le particularisme étroit de certains cantons et l'esprit de clocher perdirent du terrain. Les relations que créent le commerce et l'industrie, ainsi que les écoles militaires et les camps fédéraux , concoururent aussi, il faut le dire, à cet heureux résultat. Cet ensemble de circonstances eut pour conséquence, en dernière analyse, dans la seconde moitié du XIXe siècle, de fortifier le sentiment de l'unité et la solidarité nationale, d'adoucir les mœurs politiques et d'accroître le bien-ôtre moral et matériel du peuple suisse.

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