‹ La Suisse sous le pacte de 1815Chapitre 8 sur 47 · INTRODUCTION XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIX

cernent de ce siècle, est intimement lié au mouvement politique. Des chapitres spéciaux consacrés au réveil religieux dans les cantons protestants (voir tome I, p. 460), à la réaction religieuse dans les cantons catholiques (voir tome I, p. 425) et aux articles de Baden (tome II, p, 226), mettent en jelief les aspirations des personnages les plus marquants des deux confessions chrétiennes et les oppositions que leurs idées ont soulevées. Nous avons parlé du rôle de madame de Krudener, d'Empaytaz, de César Malan, de Gellérier, de Gaussen, de Bost, de Félix Naeff, des frères Rochat, d'Alexandre Ghavannes, de Juvet, d'Olivier, de Mellet, de Gh. de Rodt, etc., de leurs adversaires les Ghenevière, les Schulthess, les Gurtat, les Muret; des défenseurs de la liberté religieuse, Auguste de Staël, Vinet, Monnard, Nicole, Alexis Forel et Druey (ce dernier devait plus tard passer au camp de ses adversaires). Nous signalons également l'influence exercée sur les milieux catholiques par le Père Girard , le vicaire général de l'évêque de Constance Henri de Wessemberg, Christophe et Aloys Fuchs, dans le sens libéral, et par le publiciste Charles-Louis de Haller, le professeur Schlumpf , Mgr Yeiiny, le nonce de Angelis et les Jésuites, dans le sens réactionnaire.

Nous avons enfin mentionné dans un chapitre intitulé : « Réveil de l'esprit national » , les disoours tenus à la Société helvétique par Thaddée

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MuUer, curé de Lucerne, Troxler, Ott, Orelli, Pfyffer, Hottinger, Sidler et Schinz.

Pour compléter cet aperçu , il convient de faire passer devant les yeux de nos lecteurs quelquesunes des figures les plus marquantes dans le domaine des lettres, des sciences et des arts, et de rappeler les efforts qui furent faits au commencement de notre siècle pour améliorer l'instruction publique.

Mouvement intellectuel en Suisse durant la première moitié du XIX* siècle. — Progrès réalisés dans le domaine de renseignement.

Si, durant les premiers âges de la Confédération, les lettres occupaient une moindre place que les batailles et les faits héroïques, on sait que depuis le commencement du X Vie siècle elles pénétrèrent de toutes parts, fécondant et transformant le pays. Baie, dont l'Université fondée en 1459 était déjà prospère, Zurich, Berne, Lausanne et Genève, qui ne possédaient encore que des Académies, deviennent des foyers de lumière sur lesquels ici un Erasme, là un Zvvingli, un Boliinger, un Calvin, un Viret, un Gessner, un Bèze, un Hotman, un Doneau ou un Godefroy, jettent de l'éclat. Le réveil intellectuel se propage, quoique à un moindre degré, dans les contrées demeurées fidèles à Rome et l'on voit dans la partie catholique du canton de

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