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1857 ltK,58:.t
<.... Les Suisses placent leurs cotonnades sur tous les marchés du monde. N'ayant de débouchés voisins que par une contrebande, d'ailleurs activement surveillée, ils ont
marchandises courantes, qu'ils ont reproduites a scrupuleuse fidélité. Ils iml pu :iinsi se présenter, i
ïfi: l'Aup-li'ti
e-mÈme, dans les deuj Améi Afrique et dans les
(Rapport Nous v
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s de c
brut qu'importe la Suisse ; les documents ci-après uuus apprennent qu'elle achète également, malgré l'importance de sa fabrication, des fils et des tissus du même textile (quantités en quintaux métriques).
1857 .tl,66fi 20.40;! 2.104
. 12,479 7.207 U.K.:, 10,473 2.:!Hi 2,r.70 . 7,525 2,145 a.tsri
On voit que l'importation a été asseï régulièrement croissante, pour les tissus jusqu'en 1859, pour les toiles jusqu'en 1857, pour les fils et filés jusqu'en 1861. Le renchérissement rte la matière première et, par conséquent, des produits
à demi ou ciilièrumenl fabriquas, :t pai'lii- île 1800, û enrayé le mouvement.
Le tableau ci-après nous apprend d'abord que la Suisse réexporte une partie de ses colons en laine, ce qui semblerait indiquer qu'elle spécule sur ses approvisionnements; puis qu'elle expédie ù lYlmi.Lvr des quantités considérables de tissus et de fdés.
1859 . 6,057 0,7'li 08,5W4
m:i . i,\m 10.1:10 M.7iii
IH55 . 7,715 0,347 75,2a 7
1857 . 6,840 9.253 U.iT:
185!) . ",854 10,SOU T.l.Ki'.l
1800 . 8,057 12,'JSI Hi.m
1802 . 7,O0i ibAÏSi x:i.5',IJ
Il est remarquable que ses exportations de coton en laine ne se sonl que irès-faiblement ressenties de la guerre de la sécession et que ses exportations de filés et de tissus se sont surtout accrues pendant la durée de la crise. Il résulte de ce dernier fiit que le manufacturier suisse avait entassé dans ses magasins des quamiips telles de matières premières, qu'il a pu, à la fois, en revendre à l'Ruropc et accroître sa fabrication. Aussi la Siiisse a-t-elle complètement échappé a la crise colonoière.
1>) Soieries. — L'industrie sélifèrc a pour centre Râle et Zurich. C'est la campagne de Baie qui tisse l'immense quantité de rubans do tout prix qui s'exporte dans l'Europe entière et dans l'Amérique du Sud. Le fabricant fournit au tisserand le métier, la chaîne cl la trame. Les métiers sont généralement d'un travail facile cl peuvent être mnnœuvrés par des enfants de ii à 15 ans. — Zurich fabrique surtout ces tissus de suie si varié*, flui-eiiues., suites, poull de soie, satins unis et façonnés de loui m'iï, que la Suisse envoie dans imites les parties du monde, en concurrence avec
Lyon, Saint-Eliemie, lierlin, l'Angleterre, ctn. Ici égalemonf, c'est l'activité cl l'es|jénciice du fabricant dans l'achat dos soies greges, cl sa constante étude des besoins cl des habitudes des divers consommateurs i|ui lui [it-nueUenL de soutenir la bille et d'importer jusqu'en France , inaigre nu droit protecteur qui , avant la réforme douanière, s'élcvail en moyenne à 18 p, 100 de la voleur.
duclion étrangère pour 'les soieries de luxe. Il s'attache surtout à produire des étoffes unies, a dessins courants et d'un librement facile.
Une grande partie des exportations se Tait par l'intermédiaire des commissionnaires Je Paris et avec de très-longs crédits, ce qui exige un capital roulant considérable. Aussi le fabricant ne produit-il nue sur commandes cl après de minnticiis len^eiinieioeeli sut- i:i maison qui les lui adresse. La miun-d'ieuvrc, calculée sur un grand nombre d'articles eourjufs, cit de 2.!"» p. 10(1 du lu valeur du produit. .
Nous puisons dans les documents officiels les éléments du tableau ci-après sur le commerce de la soie et des soieries eu Suisse quantités en quintaux métriques) :
■im',2. .
. j:i.yin
îr.jor.
l.Oil
iSâti. .
mo. .
1. Ijwiiircriaiit : «) Ni soie i crin? a bourre do soie, cardée, liléc ou rclorsc; b) la soie on bourre de snîc bbnrliie nu teinte; f) les encans cl ilécheif <lc foie.