‹ La SulammiteChapitre 31 sur 44 · ARE LI · texte numérisé non relu

ARE LI

Je le cherchaiï et ne le trouvai point.

Les gardes qui parcourent la ville me rencontrèrent :

« Avez-vous vu (leur dis-je) celui qu’aime mon âme ? » À peine les avais-je dépassés,

que je trouvai celui qu’aime mon âme.

Je le saisis et ne le lâche point,

jusqu’à ce que je l’aie amené à la maison de ma mère et dans la chambre de celle qui me donna le jour (1).

Je vous adijure, filles de Jérusalem,

par les gazelles ou par les biches des champs : N’éveillez pas, n’excitez pas l’amour,

jusqu’à ce qu’il le veuille (2).

(1) Ce second récit a pour but de montrer que la Sulammite est si profondément attachée à son berger qu’elle pense à lui et désire sa présence même la nuit dans son sommeil. — Est-il nécessaire de faire observer que les mots sur ma couche pendant les nuits se rapportent uniquement à la jeune fille et nullement à celui qu’elle cherchait ?

(2) Ce refrain n’est pas précédé ici du distique : Que sa main gauche soutienne ma tête, etc., qu’on lit au premier acte et au quatrième. Il eût été déplacé ici, à la suite du récit de ce songe. Remarquons aussi qu’ici Salomon est absent, tandis qu’il est présent au premier acte et au quatrième. J'en conclus que ce distique a pour but de faire comprendre au roi, de lui montrer aussi clairement que possible qu’il n’a absolument rien à attendre de la Sulammite. L'accent doit être mis sur le pronom possessif : Que sa main (et non la tienne, Salomon) soutienne ma tête, etc., c’est-à-dire c’est lui (et non toi) que je désire pour époux. Une telle déclaration, nécessaire au premier et au quatrième actes pour décourager Salomon, en lui démontrant l’inutilité de ses poursuites, ne l'était pas au deuxième, où la Sulammite s’adresse à ses femmes seulement.

AMCTESTIT

La scène représente la porte du nord, à Jérusalem.

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