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Où mille boucliers sont suspendus,

tous les pavois des guerriers.

Tes deux mamelles ressemblent à deux faons, jumeaux de gazelle,

paissant parmi les lys.

Jusqu'à ce que le jour se lève

et que les ombres s’enfuient,

Je m'en irai à la colline de myrrhe

et au coteau d’encens (1).

Tu es toute belle, mon amie,

et il n’y a nul défaut en toi.

Avec moi du Liban, épouse,

avec moi du Liban tu viens,

Tu t’éloignes du sommet de l’Amana,

du sommet du Senir et de l’'Hermon,

Des retraites des lions,

des montagnes des léopards.

Tu m'as ravi le cœur, ma sœur (2), épouse !

tu m'as ravi le cœur, d’un seul regard de tes yeux, d’un seul collier de ton cou.

Que tes amours sont beaux, ma sœur, épouse!

que tes amours sont meilleurs que le vin,

et l'odeur de tes parfums plus agréable que tous les baumes! C’est du miel pur qui coule de tes lèvres, épouse! le miel et le lait sont sous ta langue,

et l’odeur de tes vêtements est pareille à celle du Liban. Ma sœur épouse est un jardin fermé,

une source fermée, une fontaine scellée.

De toi sort un paradis de grenadiers

avec des fruits exquis,

(1) Ce qui précède montre bien à peu près ce que Salomon veut dire. Cf. Prov. vir, 18 (Enivrons-nous d’amours jusqu’au matin); v, 19. Mais, en vertu du parallélisme, la colline de myrrhe et le coteau d’encens désignent un seul et même objet, et non deux, comme le veulent Ewald, Reuss, ete. Cet objet me paraît être le lit nuptial, qui était ordinairement, surtout chez les grands, parfumé de myrrhe et d’autres aromates (Prov. vit, 17).

(Z) Salomon appelle son épouse « ma sœur » parce qu’elle est princesse,

DEROD TE

des cypres avec des nards,

Nard et safran, roseau odorant et canelle, avec tous les arbres qui produisent l’encens, Myrrhe et aloës,

avec les meilleurs baumes,

Une fontaine de jardins,

un puits d’eau vive

et découlant du Liban (1).

Lève-toi, vent du nord,

et viens, vent du midi,

Souffle sur mon jardin,

que ses baumes se répandent!

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