LA PRINCESSE
Que mon bien-aimé vienne à son jardin et en mange les fruits exquis.
(Elle soulève son voile; la litière disparaît, emportant Salomon et la princesse.)
SALOMON, du dehors.
Je suis venu à mon jardin, ma sœur, épouse, j'ai cueilli ma myrrhe avec mon baume,
J'ai mangé mon miel vierge avec mon miel, j'ai bu mon vin avec mon lait.
e UN DES ASSISTANTS.
Mangez, amants, buvez et enivrez-vous d’amours (2)!
fille de roi. C'était vraisemblablement une fille du roi de Tyr Hiram. V. l’Introduction.
(1) Salomon compare son épouse, qui est voilée, à un jardin fermé et à une source scellée. Mais ce jardin, tout fermé qu’il est, envoie au dessus de ses murs et laisse paraître une forêt d’arbres chargés de fruits ou odorants; et de cette source scellée sort une fontaine qui arrose des jardins, un puits d’eau vive et fraîche, descendue des plus hautes montagnes. L’idée de la comparaison, c’est que, bien qu’elle soit voilée, les charmes et la beauté de la princesse sont visibles et qu’il est impossible d’en douter. — Pour les
cypres, voir plus haut, au premier acte, p. 57, note 3. (2) CE vus 13:-Prov. vis, 18; v, 19°