‹ La SulammiteChapitre 35 sur 44 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

La scène représente le harem de Salomon, comme aux deux premiers actes.

J'étais endormie,

mais mon cœur était éveillé.

C’est la voix de mon bien-aimé, qui frappe à la porte : « Ouvre-moi, ma sœur, mon amie,

ma colombe, ma parfaite,

Que ma tête est pleine de rosée,

et mes cheveux, des gouttes de la nuit. »

— « J'ai Ôté ma tunique, comment la remettrais-je ? j'ai lavé mes pieds, comment les salirais-je ? »

Mon bien-aimé étendit sa main par l’ouverture,

et mon sein fut ému de pitié pour lui.

Je me levai, moi, pour ouvrir à mon bien-aimé,

et mes mains découlèrent de myrrhe,

et mes doigts, de myrrhe vierge sur les poignées du verrou (1). J’ouvris, moi, à mon bien-aimé;

mais mon bien-aimé s'était retiré, il avait disparu.

(1) Dans son rêve, elle se croyait encore à la maison paternelle, quoiqu’elle fût en réalité dans le palais de Salomon. Mais, en même temps, il lui semble que-ses doigts laissent couler sur le verrou la myrrhe dont elle avait été parfumée la veille, comme les autres femmes du harem. Cf. Prov. vi, Ts Ester n, 12 ss.; Ruth n1, 3; Héz. xvi, 9; Judith x, 3. — Ce mélange d'images, empruntées à des situations différentes, convient très bien à un songe.

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