‹ La SulammiteChapitre 7 sur 44 · L'ASTE · texte numérisé non relu

L'ASTE

sions ou de ces formules ne se retrouvent pas ailleurs dans l'Ancien Testament. Ainsi : « Qui est celle-ci qui monte du désert? » (1) — « Jusqu'à ce que le jour se lève et que les ombres s’enfuient » (2) — « Allons voir si la vigne s’est entr'ouverte, si les grenadiers ont fleuri » (3). Le cou d’une femme est comparé deux fois à une tour (4), etc., etc:

En présence de telles ressemblances, et si nombreuses, comment douter de l’unité de l'ouvrage ?

Mais 1l y a plus encore. Les mots que le fiancé de 1e jeune fille lui adresse vers la fin:

Sous ce pommier je t’éveillai ; C’est là que ta mère te donna le jour (5),

ne peuvent s'expliquer que comme une allusion au récit du chapitre 11, où la jeune fille raconte que son bien-aimé vint léveiller, un matin de printemps, pour l’inviter à une promenade matinale (6). Et, de même, les paroles que la Sulammite adresse à eelui qu’elle aime et à ses frères, en terminant, supposent qu'elle a été, de la part de Salomon, l’objet de tentatives pareilles à celles qui sont exposées dans les chapitres précédents, qu’elle les a repoussées avec mépris et a su se faire respecter de ce monarque. Le dernier morceau (virr, 5-14) est donc la conclusion de tout ce qui précède. Le Cantique des Cantiques est donc un poème unique, et non un recueil de poésies détachées.

(ELU, PB VTL HAN CEIWL A0:

(2) 11, 173 1v, 6; vixx, 14.

(3) vi, 11; var, 13.

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