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tiente ont complètement disparu. Et si on n'intervient pasimmédiatement, l'échéance fatale arrive,non pasavec la même rapidité que dans la péritonite, puisqu’on voit des malades rester dans cet état pendant quinze Jours, trois semaines. Quelquefois aussi la marche clinique emprunte à l'affection causale des caractères spéciaux comme dans l'observation de Bouilly (Obs. XXXVI), ou la suppuration du kyste est consécutive à une attaque de grippe; ici en plus des symptômes déjà énoncés plus haut, la malade, par infection généralysée, présente un étatdemi-comateux,subdélirant et,de plus, une paralysie des muscles extenseurs du pied.
FORME CHRONIQUE OU TYPE CACHECTIQUE. — À côté de ce type dit péritonéal, nous en avons créé un autre dit type cachectique, c’est-à-dire type à évolution chronique sans symptômes bruyants, mais avec une action prédominante sur l'état général. lei, les douleurs existent toujours, mais elles sont plus sourdes, ce sont des malaises, les irradiations sont moins fréquentes ; la fièvre est souvent absente, elle se borne à un mouvement fébrile : le pouls est peu élevé; les vomissements exislent, d’ailleurs on les voit même dans les kystes séreux de l'ovaire; dans un cas, pendant quelque temps, ils ont pris le caractère incoercible ; la malade, plus fréquemment que dans le type précédent, a de la diarrhée et même, la nuit, elle est couverte de sueurs qui entraînent parfois une insomnie pénible ; tout appétit a disparu et, ce qui domine surtout, c'estl'élat cachectique de la malade, son visage amaigri, son manque de force total qui l’oblige à s’aliter pendant de longs mois et qui se traduit aussi par l’œdème aux
jambes, Et la mort survient au milieu d’une cachexie qui en a imposé parfois pour la cachexie tuberculeuse ou néoplasique. Ce qui est une preuve de cette marche silencieuse, c’est l'observation XXIV, due à Schwartz ; c'est un kyste suppuré par tuberculose ; on pose le diagnostic de péritonite tuberculeuse et, à l'opération, on trouve le kyste rempli d'un magma caséeux. Il faut remarquer aussi que les suppurations post-appendiculaires des kystes peuvent donner lieu à des crises aiguës qui bientôt s’atténuent et la maladie reprend une marche chronique.
A côté de ces deux types classiques principaux, il y a place pour un troisième qui présente des caractères mixtes, c'est-à-dire qu'on trouve ici, tantôt des symptômes assez aigus qui cèdent rapidement, tantôt une marche cachectique rapide, 1ls empruntentles caractères à l’un et l’autre type (Bouilly, Obs. XXX VIII).
Après cette étude, 1l nous semblerait peut-être que chaque type clinique obéit à sa pathogénie ; ce serait une impression qui nous resterait après un examen altentif desobservations ; les phénomènes de péritonite, le type aigu péritonéal enfin, serait d’origine utérine, les phénomènes de cachexie, le type chronique, cachectique, enfin, serait d’origine intestinale. Alors le troisième type serait réservé à ces cas d’éliologie diverses: ponction, torsion du pédicule, traumatisme qui, après une réaction en général assez vive, bientôt s’atténuent. Mais ce ne serait là qu'une hypothèse et la question est trop délicate pour que nous osions ici apporter une affirmation.
Avant de passer à l’évolution de ces kystes, un autre
ET point reste à signaler ; nous voulons parler des symptômes physiques. Ce sont les mêmes que ceux des kystes simples, sauf parfois de la sonorité à la partie supérieure de la tumeur, grâce à la présence de gaz dus à la décomposition du liquide ou à une communication avec l'intestin. Mais, un symptôme spécial à celle catégorie de kystes, c'est la rénitence, l'absence de fluctuations ou la difficulté à percevoir celles-ci. Toutes les observations sont presque unanimes à noter ce caractère ;: et ce serait encore dû à la nature de la paroi, à Lel point que quand le kyste est composé de plusieurs grandes poches à contenu, les uns séreux, les autres purulents, on trouve de la fluctuation chez les premières, de la rénitence chez les secondes.
Evolution - Pronostic — Entourés d'une telle enveloppe, que deviennent ces kystes abandonnés à euxmêmes? Leurs parois dégénèrent et ils se rompent spontanément où à la suite d'un traumatisme ; d’après Delbet, les kystes simples suppurés se rompent, ou dans la cavité abdominale en causant une péritonite mortelle, ou bien dans la vessie, ou bien dans le vagin ; souvent aussi ils évacuent leur contenu dans l'intestin: rectum, cæcum ou intesüin grèle: plus rarement ils perforent la paroi abdominale pour se vider au dehors. Les kystes dermoïdes suppurés ont une terminaison analogue, sauf que l’ouverture dans la vessie présente une parlicularité intéressante; les corps étrangers, tels que dents où poils, peuvent être le point de départ de la formation de calculs qui entraînent tous les accidents propres à ces productions. Lorsque le kyste se rompt