‹ La Suprématie de l'AngleterreChapitre 47 sur 83 · jours · texte numérisé non relu

jours

Riz

Bœuf

Veau (côtelettes)

Pommes de terre

Location (logement de 4 pièces)..

Une étude très rapide des chiffres du tableau suffira pour montrer que les principaux articles nécessaires à la vie humaine ont augmenté, de 1860 à 1881, dans les proportions suivantes :

Accroissement en 1881 sur 1860.

Blé 30 p. ioo.

Pommes de terre 130

Bœuf 64

Location 81

Nourriture 80

Charbon 23

11 faut que nous examinions maintenant jusqu'à quel poini l'accroissement des salaires, dans le même intervalle, a marché de pair avec l'énorme augmentation du prix de l'existence. Heureusement la même source nous fournit les renseignements nécessaires pour celle comparaison. Le rapport précité donne la moyenne des salaires, par semaine. dans cent métiers différents de 1860 à 1881. ÏNous ne choisirons dans cette nomenclature qu'une douzaine d'occupations principales : ce sera bien assez pour indiquer le caractère général de ce document :

OCCUPATION

Travailleurs agricoles (avec nourri

Forgerons

Cordonniers

Maçons

Ouvriers à la construction

Machinistes ,

Tanneurs

Mécaniciens

Imprimeurs

Tailleurs de pierres

Lainiers ■

Tisseurs

Charpentiers

en 1860.

MOYENNE

LAIRES PAB SEMAINE

en 1881.

dollars.

1 0 . oO

dollars,

Pour les métiers que nous venons de citer, la moyenne de l'accroissement des salaires de 18G0 à 1881 a été île 36 p. 100. Cette évaluation doit se rapprocher de la réalite autant qu'il nous sérail possible de le l'aire même enaccumulant les recherches; il faut remarquer cependant que dans bien des cas, non seulement il n'\ a eu aucune augmentation, mais qu'une diminution se l'ail ressentir en ce moment. Il en est ainsi, par exemple, pour les finisseurs de hottes, polisseurs, ardoisiers, graveurs, tisseurs de tapis, enfants employés aux bobines dans les fabriques de colon, etc. Mais en revanche, il \ a beaucoup d'autres

métiers dans lesquels l'accroissement des salaires, pendant les vingt années que nous considérons, a été bien au-dessus de 36 p. 100.

On ne saurait se refuser à cette conclusion que 36 p. 100 de moyenne d'accroissement des salaires, 80 p. 100 de moyenne d'accroissement dans le pri* de la nourriture et 80 p. 100 dans celui des locations, cela ne dit rien de bon pour l'amélioration de la situation des classes ouvrières, pour lesquelles ces deux articles représentent au moins les deux tiers du coût absolu de la vie. Cela ne parle pas non plus en faveur de ce système protecteur si soigneusement élaboré, et maintenu avec tant d'opiniâtreté. Mais, afin qu'il ne puisse subsister aucun doute sur le mérite respectif des deux principes, et sur les résultats obtenus par leur application dans les deux pays, il est convenable d'examiner ici le cours des choses en ce qui concerne les salaires et le prix de la vie, pendant la môme période, dans notre libre-échangiste Angleterre (1).

Tout d'abord, nous croyons nécessaire de rappeler que les prix varient tellement, môme dans deux districts attenants, qu'une recherche de cette nature est extrêmement délicate, On se fera une très bonue idée de la différence que l'on peut trouver dans le prix des marchandises, non seulement dans un même pays et dans une môme province, mais

(1) On répondra, probablement, que ces chiffres statistiques ne s'appliquent qu'à un État américain, et môme à un État de peu d'étendue. Cela est parfaitement juste ; mais site Massachusetts n'a qu'une superficie comparativement limitée, il est classé dans les États-Unis sous le n° 3, en ce qui concerne l'importance de ses intérêts commerciaux et industriels; en 1880, 425,000 de ses habitants étaient engagés dans le commerce et l'industrie. En outre, son extrême proximité de New-York et de la Pensylvanie indique suffisammant que la moyenne ilairesdoil s'y rapprocher de fort près de celle de ces deux grands Etats ; et si nous rappelons que ces trois États contiennent à eux seuls 2 millions des o 1/2 millions d'habitants des Étals-Unis engagés en ls^(l dans le commerce et L'industrie, on verra que les salaires et les prix <-ilés s'appliquent à environ 40 p. 100 de toute la population commerçante.

dans un même district et au même moment, en consultant le Rapport du Bureau du gouvernement local. Dans les écoles métropolitaines pour les pauvres, les maxima et les minima des prix payés en 1882 pour les articles ci-dessous

désignés ont été les suivants

Valeurs en shellings et deniers.

MARCHANDISES

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