‹ La Suprématie de l'AngleterreChapitre 48 sur 83 · LE PLIS ÉLEVÉ · texte numérisé non relu

LE PLIS ÉLEVÉ

LE PLUS 1IAS.

Mouton (par slone) (1) . .

Jambon (par quintal). . .

Œufs (par 120)

Beurre (par quintal). . . .

Fromage (par quintal) . .

Thé (par livre)

Farine d'avoine (par q. .

Pommes de terre (par t.).

Quand nous analysons la table ci-dessus, nous trouvons que, dans bien des cas, les prix nominaux payés pour une même marchandise varient souvent de 100 p. 100, ou davantage, et cela dans des localités situées à quelques milles de distance. 11 est à présumer, bien entendu, que la qualité des marchandises varie grandement aussi, quoique pas dans la mémo proportion. Choisissons, par exemple, le pain; il est difficile de comprendre comment il est possible que la qualité varie à un point tel que cette variation soit exactement représentée par la différence entre un minimum de 6 s. 5 d. et un maximum de 15 S. 1. d. Mais tes \ariations de prix représentant plus ou moins les différences

(1)6 kg 35.

de qualité des marchandises achetées existent dans tous les districts et tous les pays.

Après les réserves que nous venons de formuler, procédons à la comparaison entre les prix des marchandises en Angleterre, à différentes époques.

M. Montgomery, président de la Société de statistique de Manchester, donne le prix de certaines marchandises, à l'Infirmerie royale de Manchester, pour chacune des années 1834 et 1884 :

(Valeurs en shellings et deniers.)

MARCHANDISES

Pi

ux

POUR CENT

DADGHENT.

DE DIMINUT.

Viande (par livre)

Lait(par douzaine) de quarts.

Fromage (par quintal) ....

Pommes de terre (par charges)..

Gaz (1,000 pieds cubes)

On a calculé que si l'on eût payé les mêmes prix en 1884 qu'en 1834 pour les articles énumérés dans le tableau précédent, le montant total aurait été de 1,123 livres sterling ou 18 p. 100 plus élevé. Même en mettant de côté les prix du gaz, la différence serait encore de 131 livres ou 2 1/4 p. 100 en faveur de 1884. A propos de ces faits, M. Montgomery fait remarquer que « avec le même salaire, un homme peut acheler maintenant une plus grande quantité des choses nécessaires à la vie qu'il y a cinquante ans, et quelques-uns des articles de luxe qui étaient alors audessus de ses movens. »

SUPHÉMATIE DE L'ANGLETERRE.

Restreignant nos observations à une période inoins étendue, nous présentons maintenant le tableau suivant du prix moyen de certains articles de consommation journalière, emprunté aux. rapports sur la quantité et la valeur des importations de ces produits dans le Royaume-Uni pour chacune des années 18G0 et 1880 :

Prix moyen des importations dans le Royaume-Uni. (Valeurs en livres sterling.)

ARTICLES

Moutons (par tête)

Total

De ce tableau nous pouvons tirer cette conclusion que, au lieu d'un accroissement dans toute la série des prix, comme nous l'avons constaté pour les Etats-Unis dans la même période, il y a eu, en Angleterre, pendant les vingt années que nous examinons, une diminution d'environ 28 p. 100.

En ce qui concerne le vêtement, la même tendance se fait jour, autant du moins que peuvent en faire juger les comptes rendus de la valeur des matières premières importées dans le Royaume-Uni. Voici les prix des principales marchandises ainsi importées :

Prix moyen des matières premières destinées aux vêtements.

ARTICLES

Coton (par quintal)

Laine (par livre)

Soie brute (par livre)

Peaux brutes (par quinlal)

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