‹ La Suprématie de l'AngleterreChapitre 52 sur 83 · ALCOOL · texte numérisé non relu

ALCOOL

Paris

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Lyon

Lille

Nantes

Ces chiffres prouvent bien évidemment que la population française a adopté un système d'alimentation plus confortable pendant la période mentionnée, mais on peut se demander si cette amélioration provient de l'accroissement de sa capacité d'acheter les marchandises inscrites au tableau ou bien de ce qu'elle consacre une plus grande partie de son salaire à cette dépense. Pour chacune des villes on constate une plus grande consommation moyenne de viande de boucherie dans la dernière année: c'est à Bordeaux, où elle atteint 33 d. 100, que cette augmentation estla plus considérable. Mais le trait le plus frappant du tableau <'st l'argumentation de la consommation d'alcool ; cette augmentation, surl'ensemble des six villes, a atteint en 1880 une moyenne de 40 p. 100 plus élevée que quinze années auparavant.

11 n'est pas nécessaire de pousser cette enquête beaucoup plus loin. En le faisant, nous trouverions partout les mêmes tendances et les mêmes résultats, au moins chez, toutes les nations progressives à un degré quelconque. Dans les pays plus neufs, comme les États-Unis d'Amérique, le Canada et l'Australie, on ne fait passer BUr le marché qu'une beaucoup plus petite proportion delà viande consommée, et il n'est pas facile de constater soit la valeur courante, soit la quantité des denrées consommées sur le point même où elles sonl recollées; mais les conditions de

l'agriculture en Amérique et en Australie comportent généralement le bon marché et l'abondance delà vie. C'est pour ce motif que les populations qui habitent ces pays sont sans contredit les mieux nourries du monde, prises en bloc. Mais il y a beaucoup d'articles alimentaires qui peuvent être achetés par l'artisan anglais à meilleur marché même que par l'agriculteur américain, et s'il était possible de taire une balance exacte, il est plus que probable que, en considérant l'alimentation tout entière, il n'existe entre les deux pays qu'une différence minime (1).

(I) M. Mulhall a calculé que le coût moyen de la nourriture par habitant, y compris les liqueurs, est de 13 1. 9 sch. dans le Royaume- Uni, et de 111.2 sch. aux Élats-Unis, mais il admet une consommation beaucoup plus grande de vins coûteux, etc., dans le premier pays. En ce qui concerne les quatre principaux articles d'alimentation, les grains, la viande, lebenrre etle sucre, son évaluation est de 7 1. 2. sch. pour le Royaume-Uni, et de 6 1. tisch. pour les Elats-Unis.

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