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130 IL Y A VINGT Aïs S !
volontiers le peu de jours qui me restent à vivre ^ serait la première victime : M. le comte la repoussera et la maudira ; ce mariage , dont elle lait sa joie, lui échappera et se changera en humiliations pour elle; le monde la montrera au doigt et la poursuivra de sarcasmes ; elle n'aura plus de père, plus d'amis^ plus de fortune et bientôt plus de mère !
— Morbleu! Madame, vous vous affligez mal à propos de ces folles imaginations. Met- Ions les choses à un point désespéré et apprécions mieux la situation de chacun : n'avezvous pas un ami de vingt ans pour prendre votre défense, pour vous aider de ses conseils, de son appui , de tout ce qu'il possède enfin? Je suis fort attaché au comte, c'est vrai; mais qu'est-ce que cet attachement auprès de celui que j'ai pour vous? Pour vous, Madame, pour Lucile, je donnerais plus que ma misérable vie !.. .
— Au nom du salut de votre ame , délivrçzvousde ces scntimens coupables, ou du moins