‹ La sœur de MaugrabinChapitre 21 sur 57 · LE CONTRAT DE MARIAGE · texte numérisé non relu

LE CONTRAT DE MARIAGE

que blonde frisée, à l'habillement de velours nacarat, aux doigts blancs chargés de bagues; il n'avait pas plus de vingt-cinq ans, et il occupait déjàle siège de conseiller à la grand'cham-

bre du parlement , haute dignité qu'il ne devait qu'au privilège héréditaire. Il appartenait à une famille de robe , qui joignait à une ancienne noblesse et à une fortune considérable un crédit éprouvé dans les antichambres de Versailles.

M. de Rupelmont s' était épris de Lucile en la voyant danser, dans un bal, avec cette perfection qui arrachait des applaudissemens à Épicharis lui-même; il avait achevé de se passionner pour elle en l'entendant disserter d'une manière approfondie sur les couleurs d'une broderie au tambour.

M. Desbrosses Ht lecture du contrat de mariage, où le comte de Chatay se dessaisissait d'une somme de cinq cent mille livres en faveur des époux, auxquels il assurait en outre

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une pension de vingl-cincj mille livres, sa vie ilurani.

M. (le Uupehnonl, an lien d'écouter celte lecture , demandait tout bas ù sa jeune future comment elle serait habillée le jour des noces , et si elle ne danserait pas un menuet avec lui ce jour-là. Lncile s'enivrait d'espoir et d'amour : elle n'avait garde de s'occuper de la partie (inanciére du contrat.

ÏAi baron de Hamoin<MhMnenrait iiu[K'issible et silencieux ; le comte de Cliatay , an contraire , avait bien de la peine à modérer l'expression de ses jouissances paternelles : il se I>(?nchait à tout niomont vers sa lille |)our la baiser au Iront ; il adressait des signes muets d intelligence à la comtesse, qui n'y npondait pas, et scndilail absorbée dans ses réllexions; puis, il pleurait, se frottait tes mains, souriait au notaire , à tout le monde , et murmurait des exclamations joviales qui |)cignaient son admiration (Isa tendresse pour sa lille.

i^ comtesse porta hon mouchoir sur sa il-

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