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— îl su nu î s'écria lo comte de Chalay en liranl de son porlcfouille cinq traites do vingt mille livrcschaciine, <|ii'il remit à l'abbé tremblant de joie : la somme est là tout entière, Monsieur; je ne saurais payer trop chèrement les moyens de sauver mon honneur. Ce secret, quel est-il ?
— Je vais vous l'apprendre en deux mots, répondit froidement I ablx* qui aNait mis en sûreté le prix de sa scélèralesse : Vous n'êtes pas le père de Lucile!
— Malheureux ! dit le comte avec un accent déchirant, as-tu formé le conq)lot de m'assassiner? Avoue ta lâche imposture, sinon lu mourras de ma main !
— Ah! M. le comte , vous l'avez \oulu ! murmura M. Desbrosses qui se frappait le front et s'accusait d'a>oir pris (Kirt à cette affreuse transaction.
— Tu ne sortiras |)as vivant, vit coiiuin , sans faire amende honorable dirait le comte , qui
avait appréhendé au corps l'abbé satisfait de son ouvrage.
— M. le comte, reprit tranquillement l'abbé, tenons-nous en aux termes de notre marché, c'est le plus sage pour vous comme pour moi; car, si vous faites mine de tirer votre épée , j'aurai le regret de la faire rentrer dans le fourreau , en vous montrant ce pistolet. Je vous ai dit mon secret : vous m'en avez payé la valeur; maintenant, sans vous demander un denier de plus, je vous offre de fournir toutes les preuves propres à vous éclairer...
— Les preuves^ misérable! repartit le comte, dont l'exaspération croissait à mesure que le doute s'éloignait de lui : il y a des preuves , dis-tu ? où sont-elles ?
— Les voici , répliqua l'abbé en déployant des papiers qu'il soumit à l'examen du comte , sans toutefois les lui livrer tout-à-fait. Lisez ?
— Grand Dieu! c'est bien l'écriture de ma femme ! « MonamL » A qui donc s'adressait-elle?