‹ La sœur de MaugrabinChapitre 28 sur 57 · K sEcntT · texte numérisé non relu

K sEcntT

A M. le biiron de Itamoine , iicutenanl des monioMk taires du roi. Oh î...

— La correspondance est compicie : vous y verrez r|irà Tépoque de voire mariage , mademoiselle de Clignencourl était grosse ; (juclle aimait alors M. de Rai?iuinc , (|iie des raisons de familh- ne lui |>ermiront pas d'é|>ousor ; qu'elle ne consentit à vous donner s;i main (jue pour é(li;i|»|>er à une cruelle position. Vous y verrez (jue h comtesse de Clialay mil au monde une lille cinq mois après le mariage; que la naissance de celle cnfaDl lui célêe durant neuf semaines, graceâ votre ca pli vile en Angleterre; vous y \errez enfin que votre femme vous a toujours été lidèle depuis le jour de vos noces^ malgré l'amour (pi'elle conservait au fond du cœur pour votre ami. Toutes les lettres sont datées et portent le tind)re de la |>osle , pour mieux vous convaincre de leur authenlicilé ; en outre , comme dernier et irrévocable témoignage, ce portrait est un don de la maîtresse 11. la

à l'amant ; la légende présente un renseignement précieux ; A vous , toujours de pensée !

— Ces lettres! remettez-moi ces lettres et ce portrait ! s'écria le comte de Ghatay hors de lui-même et s'elïorçant de s'emparer des pièces probantes que l'abbé n'avait fait que lui énumérer; j'ai besoin de ces funestes documens pour démasquer les deux complices : donnezmoi -les !

— Je ne suis pas convenu de vous les donner, M. le comte , dit l'abbé en les faisant disparaître dans sa poche; je ne vous les vendrais pas pour un million !

— Qu'en veux-tu donc faire, scélérat? reprit le comte en sautant à la gorge de l'abbé qui ne se défendit pas , mais qui appuya le canon d'un pistolet contre la poitrine de son adversaire.

— Pas de violence, M. le comte , car vous ne seriez pas ici le plus fort, répliqua l'abbé Gostis, qui s'étaitdégagédecctte rude agression.

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