LA PELR DE LA MORT
A présent , faites votre paix avec Dieu , et tenez-vous prêt à lui porter une ame contrite : vous n'avez plus qu'un moment!
— Quoi ! M. le baron , vous manquez à votre parole! s'écria l'abbé qui s'imaginait d'abord que ces menaces de mort n'avaient pas d'autre but que de lui faire peur. Je regrette d'avoir été de si facile accommodement; mais il n'y a plus à revenir là-dessus : seulement , prenez garde à la revanche!
— M. l'abbé , au lieu de pérorer sur ce thème d'oraison funèbre, songez à votre salut^ si vous croyez en Dieu! répliqua sans s'émouvoir le baron de Ramoine qui avait une volonté de fer. Quant à toi, maraud , dit-il à la Tulipe, je t'ai prédit souvent que tu ne mourrais que de ma main: la prédiction va s'accomplir!
— Ah ! ne raillez pas de la sorte , M. le baron! s'écria la Tulipe en se débattant pour échapper à l'étreinte de l'abbé, qui se couvrait du corps de son complice ainsi (pie d'une ciii-