‹ La sœur de MaugrabinChapitre 41 sur 57 · LA Ï>EUR DE LA MOUT · texte numérisé non relu

LA Ï>EUR DE LA MOUT

Éloignez ces armes! reprenez plutôt les dix mille livres, si vous jugez que je les ai mal gagnées ? Ah ! ohl mon bon maître, je préfère mourir sous le bâton !

— Je suis fâché de répandre le sang ; mais je dois ce sang au repos, à Thonneur d'une famille qui m'est chère ! Avec vous, malheureux, périra un terrible secret auquel est liée la destinée de plusieurs personnes ! Préparezvous donc au sort qui vous attend : car la Pro- \idence n'enverra pas d'ange pour arrêter mon bras ni pour vous rendre invulnérables. Au reste , sachez, pour vous consoler, que vous ne mourrez pas seuls !

i/KXPi\rio.\

Lv Noiliirc (lu conile de CIiaLiy (Kiriil à l'ex- Irémilé de l*a\emir.

Lo cuinle s'onipriSs;i de inellre pied à terre |K)ur s'acheminer seul vers le lieu ilu rendez-vous : il |K)rtail sous son bras deux êpées de combat , el lenail à la main un«' paîrc de pislolels avec deux sacs de [>oulrc el do n. 17

258 l'expiation.

balles, comiiie si le duel devait dorer une journée entière.

Il aperçut de loin un groupe de plusieurs personnes , et fut surpris que le baron eût manqué à leurs conventions; il entendit des cris , des gémissemens , des paroles vivement échangées , sans comprendre ce que c'était ; mais à peine se fut-il approché à la distance de cent pas , que deux coups de feu partirent à la fois.

Il crut que ses jours étaient en péril , et il s'arma pour les défendre, lorsqu'il vit le baron de Ramoine accourir vers lui comme un insensé^ en agitant un papier au dessus de sa tête.

Le baron était sans armes, et l'altération de ses traits annonçait qu'il avait accompli une partie du sacrifice que lui prescrivait un sentiment plus délicat que l'honneur : il marchait ainsi qu'un homme ivre, en trébuchant à chaque pas , et le comte de Chatay, attribuant aux orgies de la nuit cette indécente tenue

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dans une circonstance solennelle , lui adressa une brus(]ue réjiri mande |X)ur lui rapjieler la nature de leur lèle-à-l«ile.

— M. le con)le , dit le baron de liauioine (jui avait peine à se soutenir et a prononcer une phrase suivie, rabbéCoslisesl mort... avec mon valet la Ttdi[)o, (|ui avait trempa* dans son complot... L( s lotlrcb n'e\iî>t«*nt plus... Voici une déclaration tpii vous apprendra ce que vous <levez en penser... Votre femme esl innocente... votre lille mérite toute votre tendresse... et moi je meurs... emjMjisonnc!...

LE GlEï-APENS.

HISTOIRE DU TF.MPS DE I, F.MPIRF..

APRÈS QrATRE ANS DK MARUGi-:

A>AiijLK lie Hriouilo a\'nit rommoncé fort Iristcmciil sa soirro du liinHi-gras on lélo-àlêle C(»iijiig:il ; il ttail assis en silence, lo menton appnvé dans sa main , devant un feu pres(|nc éteint (ju'il oubliait d'alimenler avec de nouveau hois et (ra\i\er à l'aide du soufll»!; par inomcnl , il passait ses doigts dan.^ les houcles de ses cheveux noîrs , el remuait ses

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