APRÈS QUATRE AINS DE MARIAGE
complète après un an d'épreuves, de déclaralions, de procès-verbaux, de représentations et de supplice. D'ailleurs, Anatole n'avait pas atteint l'âge de vingt-cinq ans, à partir duquel cette espèce de divorce était licite moyennant des frais et des embarras tels, que les gens ennemis des formalités de la justice se conlen- , taient d'une rupture à l'amiable sous-seing privé, et que les personnes peu favorisées de la fortune se trouvaient exclues du bénéfice de la loi.
Anatole, sachant que sa femme ne consentirait jamais au divorce, et ne le demanderait pas, à plus forte raison^ se voyait réduit à l'attendre d'une cause déterminée j 2idu\iève, excès, sévices ou injures graves, et il jugeait bien, à son grand regret , que la malheureuse femme ne lui fournirait jamais aucun fait de cette nature, capable d'appuyer une demande en divorce.
Le fonds du caractère d'Anatole était une faiblesse ou seulement une mollesse de principes, qui subissait presque sans débat l'impé-
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rieuse nc'cessilc de la circonslunce, l'inlluence inuiiCiliale du rexcni|)lc^ cl l'acliuii plus lente des conseils bons ou mauvais j il n'a\ail |>as songe à se munir de conviclions, ces armes défensives qui doivent èlre assez bien trempées pour résister au choc d'un événement et d'une opinion; il n'aurait pu dompter par la réllexion les déréglemens de son esprit , ni étendre par lélude les facultés de son intelligence, ni se soustraire aux inspiraliuns de sa frivolité ignorante et présomptueuse.
Tout en lui était incertain, chancelant, puéril, variable; il Uéchissail au moindre poids; il succombait à la moindre atta(|ue; il connaissait si bien son défaut de solidité et de constance, (pi'il é>itait toute contradiction et qu'il imitait ces généraux dont le génie consiste à fuir toujours la bataille, et dont les plus belles canq)agnes ne sont qu'une succession de retraites adroites; voilà {Mjurquoi il n'avait |as osé entamer devant sa femme la question du divorce, dans la crainte dVlre dissuadé d'y
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recourir, coiiune il en nourrissait secrètement l'intention, surtout depuis qu'il était tombé à la merci de madame de Manigaud , jolie coquette placée, par sa position de fortune et par le rang de son mari, au plus haut degré de l'échelle sociale , mais descendue au plus bas par le scandale de sa conduite et d'un divorce obtenu contre elle à la suite d'une aventure qui avait fait l'entretien de tout Paris.
Emma de Brioude ne justifiait aucunement par ses défauts personnels l'éloignement , prêt à dégénérer en aversion , que son mari avait pour elle et lui témoignait avec une réserve méritoire ; mais elle n'avait pas non plus en soi ces qualités et ces agrémens qui parviennent à fixer les soins et les menus détails de l'amour aux pieds d'une femme long-temps après que l'amour l'a quittée.
Emma était cependant assez bien pourvue des avantages de la beauté et de la grâce, pour être sûre de plaire du premier coup d'œil à tout autre que son mari : grande et
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bien lai le , hljiiclic ilo teiiil, agicaWe do li^j'ure, avec des yeux bleus au reyanl leudrc? , avec des cheveux cliàlains au relK l doré, avix une physionomie douce el iuélancoli(|ue , elle allirait d'abord les désirs el les hommages de quiconque la renconlrait dans un salon , la remarquait rôveuse el |»o«iliquf , 1" idéalisait |3ar le souvenir, cl souhaitait de la coiinailre [Kir de plus intimes relations. Celte impre^^ion ra\orabIe <pic pro(lui:>ail sa \ue à de rares intervalles, se fût rapitlcment évanouie en un commerce de tous les jours, el le prcslij^e eùl été détruit par T uniformité, |)ar l'ennui.
Emma manipiait de ressort dans le caractère comme dans Tespril; elle ne savait ni prendre une résolution , ni s'y cram|>onner tpiand elle Tavait pris<' , ni la mettre de côté quand elle aurait pu en adopter une meilleure; toute sa pi'rsf^vérance se bornait à une tristesse à |k;u prés chronique, dont l abandon d'AiiatoleéUiit l'origiiio, el qui suivait les \ariationsdiin iIktmo mètre invisible «pio ne dirigeaient pas ex* II. |8
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clusivement les infidélilés et autres peccadilles du mari.
Cette tristesse avait son siège dans le système nerveux , et ne s'échappait guère qu'en larmes continuelles , tantôt distillées goutte à goutte, tantôt débordant à flots ; ses redoublemens étaient causés quelquefois par un léger incident qui ajoutait à l'amertume de la vie habituelle; mais plus souvent une sorte d'instinct , de pressentiment confus , remuait jusqu'au fond la source cachée de ces chagrins d'intérieur , et en faisait jaillir des torrens de pleurs, des orages de soupirs, des éclairs de reproches et de désespoir.
Cependant l'état ordinaire d'Emma était une mélancolie normale, silencieuse, larmoyante , résignée : Anatole avait beau déserter la compagnie de sa femme pour celle de sa maîtresse, passer des jours entiers dehors et même une partie des nuits , recevoir des billets parfumés qui accusaient son inconstance , revenir au logis après une orgie que révélaient son
QL'ATHE ANS DE MvRUOE. !275
haleine vineuse et ses habils ini|M labac, é|)anclier en paruleb dures son huiiMur aigrie par irartificieuses manœuvres , m. plain«!ro à «Irmi-voix <le la gèntî qu'il s'éuil impnv, , vj 111 lixiroileuient, maudire in<lii ment le mariage el ses Calales exigcwes, fcinnia ne paraissait fKis rmlrniire ni le juger, ni lui répondix; ; tlie j»» i->iii la délicatesse; juMpi'à se défendre de le regarder, \Mniv «pi'il ne r\i ptt dans ce regard une réprimande ou bien une muette intpiisition ; mais elle liaissait la tète et pleurait , en affectant d'être tout occupée d'un tra\ail d'aiguille cpielle n'ioterrompait jamais.
Alors Anatole si- sentait touche àê CMB douceur, de celle |Mlience, de crtle afllictitMi ; il ne retrouvait plus d'amour |K)ur elk* , i> de la pitié, et ifuoiipi il S4'dil a pirt S4»i «(u'une femme êplorée était un sp(H:tacle pénible à voir; ipie sa maison n'avait nul attrait ;>nur le roU-nir vis-à-vis des ns larni«'s p. 'ileft; <pie wui
sort sérail plus licii>« m\ «ItiiN une iH»liiud««
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tranquille et insouciante; que le divorce terminerait peut-être deux sou (fiances de différente espèce 5 engendrées par le même mal , il s'efforçait de distraire Emma et de la consoler en l'entretenant de choses étrangères au sujet de leurs pensées , et l'invitant à faire de la toilette , à voir du monde, à se mettre en fête, à chercher du plaisir par tous les moyens que lui offraient l'argent et la jeunesse.
Emma était reconnaissante de l'intérêt amical que son mari lui montrait ainsi avec d'involontaires bâillemens , des mouvemens de dépit et des haussemens d'épaules ; mais sa gratitude ne savait pas emprunter une allure plus vive et plus divertissante que sa tristesse coutumière : elle souriait sans tarir ses pleurs et sans quitter son air de deuil monotone.
En ce moment , elle se persuadait aisément qu'Anatole l'aimait et n'avait jamais aimé qu'elle ; mais sa confiance était inerte , fatigante , chagrine , plus encore que sa jalousie (jui s'animait parfois en sanglots et en lamen-
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talions : clic ne rhangoail rien à son genre do vie ; elle ne scmlilait ni plus gaie ni plus heureuse, jus(prà ce que les soup<;ons, les regrets et les larnies abondantes cussi nt recommencé dans 1 isolement où la laissait volontiers Anatole.
Celui-ci prenait à charge celle existence, de jouren jour plus lourde, plusnaus4'*alx)nde, plus intempestive, et pour l'allrger, faute de |)ouvoir s'y soustraire entièrement, il la fuyait, il l'oubliait , en |)assant la meilleure partie de son temps auprès de madame de Manigaml, (pii aurait bi<*n voulu s'emparer de lui tout-â-fait ù la faveur d'un divorce que ce faible é()oux désirait autant qu*clle, et ne savait comment obtenir par un moyen honnête. Anatole, cependant , avait promis souvent à sa maîtresse de lui sacrifier la femme l«-^ilim«' qu'il n'aimait plus.
CO.XSFILS ANONYMES.
— Anatolk, lui (lil Efnni;i en se fjis^int >iolence pour arrtMer ses larnu'S , vous ne sorlez donc jKis ce soir ?
— Non y rc|)ondit-ii sccheiDcnt saos relever ses ' *• "^ alxiisscs sur les tisons k Jeni' éteints.
— Ne sorlirez-vous pas? repril-eiio après un
moment de silence employé à se consiiller tout Jjas.
— Que vous importe? voiiclriez-voiis donc m'empôcher de sortir , si telle était ma fantaisie? ajouta-t-il avec humeur en se redressant d'un air révolté.
— 0 mon Dieu ! Anatole , vous êtes libre de faire ce qui vous plaît ; mais cependant...
— Ensuite? répliqua-t-il d'un ton bourru. Voilà le charme du mariage : des querelles, puis des larmes! et des larmes sans raison, sans fin !
— Héias! est-ce que je vous ai jamais querellé^ Anatole ? dit-elle en pleurant.
— Vraiment, j'aurais préféré que vous me querellassiez^ Madame; car je ne l'eusse pas long-temps souffert, et au lieu de la position fausse dans laquelle nous nous trouvons, une bonne séparation nous en eût tirés pour nous rendre à l'un à l'autre une liberté que nous avons si sottement perdue! Mais, si vous ne
CONSEILS AVO.WMF.S. 2H\
mo faites pas de qnerollo, du moins briiyanle et acharnée , vous ne mo laissiez ginTo de répit avec vos pleurs cjui coulent «l'une source intarissable et qui n'ont pas le sens commun.
— Ce n'est pas ma faute , Anatole , si vous me donne/, tant de sujets de pleurer î
— Vous avouez donc <|ue vous êtes malheureuse , Madame ?
— Je ue dis pas cela , dit-elle en sanglotant, mai> il me send)le ({u'il ne di'p<>ndrait (jue de vous que je fuss*' plus heureuse.
— Ainsi vous déclarez <|ue vous seriez bien aise si (juel<|ut» cinonstance fortuite nous séiwrail pour le reste de nos jours} oh! \uus Tavcz dit I
— Je ne l ai jaiiMi.^ [hiim-, Anal-jk*, ut, malgré l'abandon ou vous me laissez , malgré \oire changement à mon égard , malgré «les torts (pu» je ne domaudais qu'à ignorer...
— t)uf*lstort<' <i'«'rrin M. de Brîoudo en rou-
gissant et en s'agitant pour feindre l' indignation d'un innocent qu'on accuse ; je suis curieux de les apprendre de vous.
— N'en parlons plus, Anatole, je les oublie, je les oublierai, et je vous supplie de ne pas vous apercevoir des larmes que je m'efforce de vous cacher.
— Au contraire , Emma , parlons de mes torts, interrompit-il, persuadé que les récriminations de sa femme se borneraient à des soupçons vagues ; je vous défie de trouver un seul fait...
— Vous savez trop que je ne cherche pas à me convaincre et que je vous aime encore assez pour vous défendre même contre les apparences les plus fortes...
— Vous m'aimez! vous m'aimez î Ne plaisantons pas , je vous prie , et querellez-moi pour tout de bon, plutôt que d'avoir l'air de me pardonner ; querellez-moi avec des menaces et des injures, afin que je puisse me fâcher aussi pour tout de bon et vous traiter
•uns pitié. Parbleu! Iladaroc, tous lur direi mes torts , ou jo ne vous revorrai i\o ma vjc» î
— Ce que j'en fais esl seulenjonl pour vous obéir, dilcllc en prenant une lettre dans sa corbeillo à tapisserie et en la baignant de larmes j mais je \ou8 a>ertis que je ne crois pas un mot de ces infamies et cpie j*ai dans le cœur un attachement |)our vous, ca|)ablc de vous excuser encore, lors mémt^ cpie celle femme aurait dit vrai.
— Je lavais j>rc\u, n.'p<»ndit Anatole en •'emparant de la lettre : votre curiosité , >otre imprudence, ont passé les l>ornesî Madame, le temps est venu de nous si*partT
llmma joignit los mains ol pleure ensilenee sans quitter des yeux son mari qui avait ouvert la lettre et qui la lisait au milieu d'un chaos d'émotions diverse* et de projet* conlradirioires; car, au premier <*oiqi il'œil , il a\ail reconnu l'écriture de ce billet (|u'il hésitait a juger utile ou funeste, oïlieux ou louabl»*,
lâche ou généreux. L'épître était ainsi conçue :
« La léthargie de l'ame est mortelle comme la léthargie du corps : \ous pourriez vivre, Madame, et vous languissez dans une erreur qui emporte et annihile vos plus belles années. C'est une amie qui veut vous tendre la main pour vous aider à remonter de Tabîme où vous êtes plongée. Une étrangère a le droit de prendre le titre d'amie quand elle remplit les conditions de ce rôle qu'inspire souvent un dévouement spontané.
« Votre mari ne vous aime pas , Madame , sachez-le bien; la réserve qu'il se prescrit dans les rapports encore subsistans entre vous deux n'est que la dissimulation qui vous outrage et qui n'oifense pas moins la personne qu'il aime. Comment pouvez-vous supporter cette conduite de sa part? Comment, vous jeune et agréable , vous pourvue de tous les dons du cœur et de l'esprit, consentez-vous à subir un
CONSEILS AMUN\lll.h. 285
])ar(a(je que \ous devez au luoiiis souprouiier? lant <r hommes dislinqiics seraient tiers de coopérer à votre eonsolulioiil tant de eieurs impatiens voleraient à la rencontre du vôtre!
« Anatole aime madame de Mani^aud , <|(ii est assurément di|^iuMl un aniuur |)lus exclusif et plus énergi(|ue «pie le sien; madame de Manigaud a pourtant la faiblesse d'aimer M. de Drioudc, dans T espoir qu'il sentira entin l'inconvenance de sa position, cl qu'il optera entre sa f(*mme et sa maîtresse. Je ne vous cache |kis que la dernière aura certaiminent ra\anta^e dans une pareille lutte «{ui est ati moment de se terminer; car nia(Jame de Manij^aud a expressément ordonné;! son amant qu il se mit m mesure de divorcer. N'est-ce pas la st'ule chance de salut et de lionheur |»our \ous, Madame, vous trahie, vous abandonnée, vous sacrifiée ?
« Je présume donc cpie vous entcndr» / h s conseils d'une amie qui se décou\rira qnriquc jour, quand elle aura \u votie repn«» assun
280 CONSEILS Ar^ONYMES.
par une séparation que les circonstances exigent impérieusement. Je vous engage à ne point attendrequeM.de Brioude demande îe divorce contre vous^ et à îe prévenir par une demande qui l'étonnera de votre part , qui le punira en blessant son amour-propre au vif. Les hommes sont toujours surpris et honteux , lorsque les femmes ont le courage de les mépriser. Alors, Madame, vous retrouverez le calme du cœur qu'un ingrat vous a enlevé depuis plusieurs années, et vous n'aurez pas même un regret en pensant que ce misérable objet de vos affections vous délaissait sans cesse pour passer entre les bras d'une autre femme.
« Dans le cas où vous désireriez des preuves certaines, pour vous décider à un divorce qui est devenu indispensable des deux côtés, la personne qui vous écrit celte lettre offre de vous montrer votre mari avec sa maîtresse et de vous faire entendre les vœux qu'il forme pour un prompt divorce. D'après ces avis dictés par le véritable intérêt que je vous porte,
CONSEILS A50?ITIIES. 287
je suppose que \'oït^ <?ercz bienltM sc|ian^ «l'un I^rfide époux, . .^uo ^ous ne le dispulei-e» plus à la feiiini'» i\ui\ vatîs préfère o!i\<^rtemenf.
« Excusez mon iiidiscnlion en laveur du motif (|ui nrn mis la plumr à la main. »
— né bien, Anatole, que vous siMuble de celle lettre annnvme? lui dit madame de lirioude , lors(|u'elle le\it, tout pâle i le celte leclun* im[>rr\n<', froisser H d«Vtiirer le papier
— L 1 5l a vous [)lulùl qnr j .»»iresserai une scnd)!rible (pieslîon? répondit Anatole, flottant dans une indécision <|ui se préparait tantôt à démentir la lettre , tantôt à i*enclnrir vur elle.
Les lellres anonymes sont c!e« armes empoisonnées , dit Emma en sanglotant; maïs on peut échapper au\ î-^ ^snrc» quV "•- font en n'y ajoutnnt aucune meut foî
— Ainsi vous ne croyez jxisqu. v «à
divorcer, que j'aime une autre que vous, que je ne vous aime plus , que j'attends une occasion pour vous quitter.. c?
— Non, non, Anatole, je ne le croîs pas! s'écria-t-elle fondant en larmes et repoussant de toutes ses forces un soupçon qui lui traversa le cœur; je ne le croirai jamais!
— Et s'il arrivait pourtant que cette lettre contînt la vérité? dit Anatole qui avançait pas à pas dans l'explication définitive où il tendait : si je voulais divorcer?
— Oh! vous ne le voudrez pas, vous ne voudrez pas me faire mourir de chagrin! reprit-elie avec plus de vivacité et plus de fermeté qu'elle n'en montrait ordinairement.
— Sans doute , je ne veux pas vous faire mourir, repartit M. de Brioude affaibli dans sa résolution par la résistance qu'il rencontraitj mais neconsentirez-vous pas à divorcer.^
— Moi, interrompit-elle en le regardant fixement avec un air de doute et de stupeur ; moi,
CONSULS A>U.N\]ieS. JKO
consentira un divorce! l'Axl |)Oun|uoi divorcerais-je?
— Puisque nous sivons en mauvaise intelligence, dit Anatole qui s'enhardissait |)ar l'étonneinent silencieux de sa femme, puisrjue vous vous consume/ dans les larmes, puisque je ne vous aime plus; [lui.sque j'en aime une autre , puis(|ue je vous trompe, puisipie cette lettre enfin vous le conseille avec tant de sagesse..."?
— Ne [)l-iisanlez pas de la sorte, Anatole, interrom|)it ijnuia en essuyant ses pleurs et en faisant un elTort extraordinaire sur ellemême ; ù mon ami , cette alioniinahle lettre est un piège dans lejpiel je ne tondierai pas. Mais je vous en conjure, Anatole, épargnez-moi des railleries aussi cruelles , (|ui ne m'abusent point un moment, (pioicpi'elles brisent mon a me!
On sonna : cVtait une visite.