FURENS QUID FEMINA POSSIT
me punir de ce que vous appelez mes préjugés?
—Vous divorcerez ? lui dit-elle tendrement.
— La malheureuse! l'infâme! Mais c'est peut-être une fausse nouvelle ?
— Vous le verrez bien.
— D'où la tenez- vous ?
— En effet , on m'a probablement abusée : restons ici.
— Rester! rester quand mon honneur reçoit une tache qui ne se lave que dans du sang!
— Quel enfantillage ! un divorce , cela suffit.
— Cela suffit pour une femme qui s*est jouée de la foi conjugale , qui a imprimé cette tache au front de son mari.
— Venez donc !
— Louise, si vous m'avez trompé, dit-il solennellement, je vous mépriserai , je vous haïrai!...
— Et si je vous ai éclairé ?
FUKK.NS ntlD FK^IXA POSSIT.
— Olïî alors, réponJit-il en ^o fnppanl la lôte, alors!...
— Tu seras libre , Anatole, et je i jiintMai sans rougir !
— Venez ! venez , Madame '
M. (Je Brioude, danslinii^inalfon duquel Ii prt'tendut! inlidclitê de &i femme pro<luisait un étrange désordre , sortit précipitamment de la loge en tirant après lui madamo de Manigaud , que la [>assiou empècliaildo s'effnyer des conséquences d'un scandale public.
M. de la Turbinièro fut presque par la porto de la loge qu'Anatole pousM violemment, mais il n*eut pas la pré«eoced'es* prit de s*éolipser, comiDO il en avait rinteation, et, surpris à l'improviste par madsoBe da Manigaiid qui le noiinua , il se %il foroé dssut* vre Anatole (|ui s'empara de lui cl Tt^utralnj , aussi malgré tout ce qu'il put dire |>our érliapper au dénouement de la royslilicad i
— Vencr , vene/L ausM . ^1. d. U rurlM-