‹ La Surcharge Alimentaire: Cause D'intolérance Gastro-IntestinaleChapitre 8 sur 26 · SR GE · texte numérisé non relu

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üon a montré que le tube digestif des jeunes sujets (animaux de moins de 3 ‘mois, enfants au-dessous de 2 ans) est particulièrement sensible à l’action des micro-organismes. D'où leur vient ce peu de: résistance à l’envahissement microbien ? Sans doute de la faiblesse, chez eux, de la phagocytose et de la réaction fébrile. Peut-être aussi la desquamation de la peau et des muqueuses, si vive dans le premier âge, diininue-t-elle notablement les moyens extérieurs de défense. Enfin quelques auteurs (R. Fischl en particulier) attribuent une certaine influence à ce fait, que l’alcalescence du sang n’est encore que très peu accusée. TR

Quelle qu’en soit d’ailleurs l’origine, cette susceptibilité particulière des nouveau-nés à se laisser infecter est depuis longtemps connue des pédiatres: Mais quelle est la source ordinaire de Pinfection digestive chez l'enfant ?

a. Vient-elle du dehors ? Il y a alors hétéro-infection (air ambiant : hospitalisation — complications mammaires — maladies de la mère, de la nourrice, de l’animal qui fournit le lait).

b. Vient-elle du dedans de l’organisme lui-même? I s’agit, en ce cas, d’une auto-infection.

Or, les recherches scientifiques les plus récentes tendent à démontrer que les accidents digestifs des nourrissons sont dûs aux poisons sécrétés dans Pintestin,

plutôt qu'à ceux provenant de l'extérieur. Thiercelin

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croit que l’on a exagéré beaucoup la fréquence des gastro-entérites de cause exogène, c’est-à-dire par des germes apportés du dehors — et qu’elles sont presque toutes de cause endogène, ce qui signifie pour lui : de cause alimentaire. Pour Lesage (1), la majeure partie des entérites polymicrobiennes seraient également dues à l’absence de réglage et à la surcharge. Nous croyons, quant à nous, que dans les infections digestives — qu’elles soient mono ou polymicrobiennes — la suralimentation est à peu près toujours, au moins secondairement, en cause, avec la coprostase qui est son accompagnement ordinaire.

Ainsi, la plupart des dyspepsies infantiles réalisent de véritables auto-intoxications (Comby)— la surcharge et la constipation ayant seulement pour eftet de réveiller la virulence des hôtes normaux, si nombreux, de Pintestin, On comprend quel excellent terrain de culture doivent constituer les résidus alimentaires arrêtés dans les voies digestives et modifiés par les fermentations dont nous avons parlé, Quelles sont les espèces microbiennes qui favorisent ces fermentations ? On y a rencontré le streptocoque, à la vérité fort rarement (2) ; les auteurs signalent encore : le B. pyocyanique (Nobécourt), le proteus (Ardouin). Mais comme on devait s’y attendre, ce qui domine c’est le B. coli-communis. (Et

(1) Lesage. Gastro-ent. des nourr,, L'œuvre méd. chin,, 1899. (2) Marfan et Marot. Rev. mens. des mal. de l'enfance, juillet

eu PAT

il ne s’agit pas ici d’une race spéciale de coli-bacille, quoi qu’en ait pensé Lesage. Les caractères biochimiques de son 2. chromogène vert dont on a voulu faire « le microbe de la diarrhée verte »), son agglutination par le sérum ne permettent pas de le différencier des autres coli-bacilles (Widal) : c’est simplement une variété douée du pouvoir de sécréter un pigment vertih :

Or, le coli-bacille fait fermenter le sucre de lait, avec production d'acide lactique (Hugounengq et Doyon) :

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