‹ La surdi-mutité (volume 2)Chapitre 109 sur 221 · PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE IX

tion, le calme renaît dans son âme en pensant qu’elle reverra son enfant dans le ciel. »

Ce genre d’exercice est fort attrayant et fort utile ; il met en jeu l’imagination des élèves, parce que chaque situation a besoin d’être amenée, expliquée et conduite à sa fin.

Moyen d’arriver à l'intelligenee des expressions figurées.

Une des principales causes qui éloignent le sourd-muet de la lecture des livres qui n’ont pas été rédigés spécialement pour lui, c’est l’inintelligence des expressions figurées, ou seulement éloignées de leur sens primitif. Voici le moyen que mademoiselle Pothier emploie pour les ouvrages qui doivent être lus souvent, tels que les livres de prières : elle met un livre entre les mains de l’élève, en lui recommandant de noter sur les marges d’un cahier toutes les tournures qu’elle ne comprend pas. Ce travail fait, l’institutrice y ajoute les interprétations, les développements nécessaires, en insistant sur le sens qui se rattache particulièrement au passage étudié par l’élève. De la sorte, il se forme des dictionnaires, auxquels on peut recourir facilement, à l’aide de chiffres qui correspondent aux pages du livre expliqué. En voici un spécimen que nous offrons aux instituteurs :

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