‹ La surdi-mutité (volume 2)Chapitre 20 sur 221 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

En Perse et en Egypte, les sonrds-mn ets étaient mieux traités.

La Perse et l’Égypte, ces deux sources respectables de la Sagesse antique, étaient les deux seules nations du globe qui ne considérassent pas le sourd-muet comme un paria. Dans ces pays, au contraire, on le regardait comme un être privilégié du ciel, comme un favori des Dieux , et la vénération dont il était l’objet, se transformait presque en un culte.

Silence dn Christianisme.

Le christianisme, qui offrait un baume à toutes les souffrances, une consolation à tontes les douleurs, qui rendait la force au faible, la liberté à l’esclave, l’égalité au malheureux, n’apporta point, hélas ! de grands changements à la déplorable condition du pauvre sourd-muet. Les auteurs, à partir de la venue de Jésus-Christ, gardent un silence presque absolu sur son compte. De ce silence il est permis de conclure que, s’il cessa, à partir de cette époque, d’être persécuté, il n’en fut pas moins délaissé, abandonné, méprisé. Dans le cours des trois premiers siècles de l’Église, c’est à peine si un imperceptible souvenir lui est jeté en passant. L’Évangile nous parle seulement d’un sourd-muet à qui le Sauveur ouvre miraculeusement les oreilles et délie la langue.

Opinion de Pline et de Celse.

Pline le naturaliste soutient qu’il n’y a pas de sourd-muet de naissance qui né soit, en même temps, idiot ; Celse, l’Hippocrate des Latins, affirme qu’il n’existe point de surdité absolue, et qu’on peut initier les sourds-muets à un certain degré d’audition en leur parlant, d'une certaine manière, au dessus du cerveau. Voilà tout.

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