‹ La surdi-mutité (volume 2)Chapitre 61 sur 221 · DE L’ENSEIGNEMENT. -ÉCOLE DES SOURDS-MUETS DE TOULOUSE. — SON ÉLOGE · texte numérisé non relu

DE L’ENSEIGNEMENT. -ÉCOLE DES SOURDS-MUETS DE TOULOUSE. — SON ÉLOGE

PRINCIPES DE LA MÉTHODE DE M. L’ABBÉ CHAZOTTES. —SON COURS PRATIQUE d’eN- SEIGNEMENT AVEC DES EXEMPLES. — HISTORIETTES. — NOMENCLATURE. — PETITES PHRASES, ETC., ETC.

Considérations sur la manière d’instrnire les sourds-muets.

Si, comme nous l’avons démontré dans les chapitres précédents, la possibilité d’instruire les sourds-muets n’est plus aujourd’hui révoquée en doute, il s’en faut néanmoins de beaucoup qu’on soit d’accord sur la manière la plus prompte, la plus facile, la plus complète d’atteindre ce but. Ce problème ne pourra être résolu que par le temps, ou par le dévouement et l’expérience de ceux qui se chargent de cette espèce de sacerdoce.

L’abbé Cttazottes. — M. Plroux.

En attendant que les essais de ce genre reçoivent la consécration du temps et de l’expérience, nous sommes

EXPOSÉ HISTORIQUE, heureux de reconnaître que, dans ces derniers temps, les hommes de bonne volonté n’ont pas manqué à la tâche. L’histoire placera en première ligne, à côté de l’abbé de l’Épée, de l’abbé Sicard et de Bébian, le vénérable abbé Chazottes et M. Piroux. L’un est créateur d’une méthode véritable, complète, que Bébian aurait avouée et dont nous allons nous emparer pour donner une idée de l’enseignement pratique des sourds-muets; l’autre, selon M. Morel, à transporté à Nancy la méthode de Paris en la modifiant d’après sa propre expérience, et d’après les idées philosophiques qui le dirigent (1).

Citation de Mademoiselle Octavie Morel.

« Pour juger ces méthodes, a dit Mademoiselle Oc- » tavie Morel, aujourd’hui madame la baronne de Géran- » do, il est indispensable d’en voir l’application im- » médiate.

» Bien ne saurait mieux servir la cause du sourd-muet » qu’une étude approfondie des établissements créés pour » son instruction (2). »

Théorie de la méthode de \ancy : définition de la méthode en eénéral.

Nous adoptons les pensées d’un aussi aimable auteur, et, tout en regrettant que les limites de notre travail ne nous permettent pas de pousser nos investigations aussi loin que nous le désirerions, et de l’étendre à toutes les écoles dont nous voudrions soumettre l’appréciation à nos

(1) 3"' Circulaire de l'institut national des sourds-muets de Paris, p. 59.

(2) Id., page 64.

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