PAS HÉRÉDITAIRE. — OPINION DE M. ÉDOUARD MOREL SCR CE SUJET
Ecole consacrée aux filles sourdes-muettes.
On sait bien que l’éducation des sourds-muets est une carrière semée d’épines et peu faite pour encourager ceux qui s’y livrent consciencieusement. Nous ne saurions donc trop louer et trop recommander à la reconnaissance des amis de l’humanité ceux qui, à force de persévérance et de dévouement, ont élevé cet art, longtemps indécis et vacillant, à la dignité d’une science sérieuse et complète. Après avoir exposé l’intéressante théorie de M. Piroux, après avoir suivi l’abbé Chazottes dans sa savante pratique, après avoir payé à M. Forestier notre modeste tribut d’éloges, qu’on nous permette, avant de passer rapidement en revue les autres écoles de France pour arriver à la critique de quelques-unes, de nous arrêter, un instant, à une école consacrée aux filles sourdes-muettes, créatures innocentes, si dignes de notre sympathie sous tous les rapports, et de dire quelques mots de leur pieuse institutrice.