‹ La surdi-mutitéChapitre 108 sur 181 · QUATRIÈME PARTIE.— CHAPITRE VI. 2H · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE.— CHAPITRE VI. 2H

ehissant ces malheureux de l’espèce de servitude dans laquelle languissait leur intelligence.

Les cours complémentaires destinés à ceux qui ont reçu un commencement d’instruction, sont pour eux une source de satisfaction morale, et leur offrent des avantages qu’on ne saurait contester.

Ils embrassent le droit usuel, l’histoire, la philosophie, l’hygiène usuelle , etc.

Les cours élémentaires comprennent ta lecture , l’écriture , le calcul.

Mais notre société n’aurait pas cru avoir atteint complètement son but , si elle n’avait pas placé à côté de l’instruction l’assistance morale et physique du sourdmuet.

Les dames de l’œuvre ont rivalisé de zèle avec les ecclésiastiques, les avocats et les médecins qui en font partie, pour venir au secours de ces infortunés.

Les présidentes d’arrondissement examinent les demandes qui leur sont adressées, procurent de l’ouvrage aux ouvriers qui en manquent, placent en apprentissage les jeunes enfants, visitent les malades, les crèches, les asiles et les écoles où sont placés les sourds-muets ou leurs enfants. Elles se font aider et suppléer dans leurs fonctions par des dames que chacune d’elles a choisies dans son arrondissement.

Les médecins vont visiter les malades, lorsque ceux-ci ne peuvent se transporter chez eux. Dans chaque arrondissement, un ou deux médecins se trouvent chargés de ce service.

Trois pharmaciens pour Paris, placés sur des points opposés, délivrent des médicaments; plusieurs sages-femmes

ei deux dentistes sont également au service des sourds-

muets.

Un asile avait été créé, il y plus de quinze ans, par la dame trésorière de notre oeuvre, pour trente orphelines. Cet établissement a été mis par sa fondatrice, avec une générosité et un dévouement au-dessus de tout éloge, à la disposition delà société, pour des sourdes-muettes sortant de nos institutions, pour d’autres qui n’auraient pu y trouver place, ainsi que pour de jeunes filles parlantes appartenant à des pères ou des mères sourds-muets.

Des fabricants se sont empressés, en outre, de prêter leur concours à notre œuvre, en admettant dans leurs ateliers de jeunes sourds-muets qui n’avaient pu trouver à se placer ailleurs.

Des ingénieurs des ponts-et-chaussées du département de la Seine ont bien voulu procurer du travail à plusieurs de nos patronés, sans état et sans occupation.

Des directeurs d’usines, des fleuristes, des tourneurs, des ébénistes, des mécaniciens, leur ont ouvert leurs établissements.

Des banquiers en ont reçu dans leurs bureaux.

Plusieurs imprimeurs et lithographes comptent, enfin, parmi leurs ouvriers, bon nombre de nos sourds-muets qui font preuve pour ces deux spécialités de dispositions remarquables.

Séance générale de notre Société en 1849 à i’Hôtel de Ville de Paris.

La société avait déjà accompli une partie des bonnes œuvres que nous venons d’énumérer, lorsqu’une assemblée générale eut lieu à l’Hôtel de Ville de Paris. On y remarquait la majeure partie de nos principaux adhé-

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