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QUATRIÈME PARTIE. -CHAPITRE VI

riles éloges. Imitons-les donc, groupons nous pour créer d’ad/cssocfeVés, dans le but de réunir en faisceau les amis nombreux des sourds-muets! La récompense que nous aurons méritée, ne se fera pas attendre ; nous la trouverons, et dans notre conscience, et dans la gratitude de ces chers enfants que Dieu aime comme nous, et qu’il nous ordonne d’éclairer de nos lumières, de couvrir de notre égide en face delà loi, de secourir, enfin , comme des frères , dans leurs souffrances physiques et morales. »

Cette allocution qui fut couverte d’applaudissements, ne rencontra pas moins de sympathies dans la nombreuse assistance de sourds-muets, auxquels elle fut mimée par un des leurs, M. Imbert.

Compte-rendu par le fondateur.

Nous prîmes ensuite la parole pour exposer le compte rendu des actes de notre œuvre :

« Messieurs,permettez-moi d’abord de vous développer le but de la société pour le succès de laquelle nous avons besoin de tout votre concours. Elle se propose :

» 1° D’assister le sourd-muet de sa plus tendre enfance à son extrême vieillesse ;

* 2® D’établir, entre la grande famille des parlants et les sourds-muets, des relations abaissant enfin les barrières qui les tiennent, depuis trop longtemps, éloignés les uns des autres;

» De s’entourer de lumières éclairant la voie des améliorations que réclame l’état intellectuel, moral et physique des sourds-muets, améliorations ne pouvant naître que de leur contact, de leur frottement le plus intime, de l’échange plus fréquent de leurs relations aveç un monde auquel ils

n’apparaissent aujourd’hui qu’à travers le prisme des préventions et des préjugés;

» 4° D’étudier, surtout, les questions qui se rattachent aux moyens de développer, en leur faveur, l’assistance intellectuelle, morale et physique, sous toutes ses formes;

» 5° Enfin, d’offrir à l’autoritéadministraliveraidespontané d’une association charitable, constamment prête à lui faciliter la solution des problèmes sociaux qui ont pour objet le bien-être des sourds-muets.

» Mais ce n’était pas tout que de travailler à l’amélioration de leur sort, il fallait y travailler avec eux, afin de n’entreprendre que ce qui est nécessaire et praticable, de n’y procéder que par des moyens sûrs et de ne point risquer de faire fausse route en croyant suivre le droit chemin. Il était donc indispensable, pour atteindre son but, qu’une société se proposant le bonheur des sourds-muets renfermât des sourds-muets dans son sein. » (On vient de voir que nous n’avons pas manqué de remplir cette condition indispensable de notre œuvre.)

Nous exposâmes ensuite dans l’ordre ci-après les résultats dont nous étions déjà redevables à leur concours ;

« Dans tous les arrondissements de Paris, des ministres de la religion s’offrent spontanément pour dessiller les yeux du pauvre sourd-muet ignorant, et lui aplanir le chemin du ciel par une instruction appropriée à sa capacité et à son âge.

» Nous avons songé ensuite aux moyens de répandre le bienfait de l’éducation, non-seulent parmi tous les sourdsmuets, enfants ou adultes, de la capitale, mais encore parmi les enfants parlants des pauvres sourds-mueis.

» Les instituteurs et les institutrices privés, les frères

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