‹ La surdi-mutitéChapitre 159 sur 181 · M. LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR M. LE D’ BLANCHET · texte numérisé non relu

M. LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR M. LE D’ BLANCHET

CHIRURGIEN DE l’iNSTITDIION NATIONALE DES SOCRDS-MOETS SPÉCIAlElfENT CHAEGÉ DC TRAITERENT DE LA SL'RDI'MGTlli.

Paris, le 12 octobre 1849.

Monsieur ,

Plusieurs membres de la Commission d’assistance de l’Assemblée nationale ayant exprimé le désir d’être éclairés sur le mode employé dans les établissements belges et allemands, pour apprendre aux sourds-muets le langage articulé, et sur la nécessité d’étudier cette méthode , afin d’apprécier s’il y aurait avantage à l’introduire en France , je ne puis qu’applaudir au zèle qui vous porte à entreprendre ce voyage, dans l’intérêt d’une branche de la science médicale à laquelle vous avez déjà fait faire de remarquables progrès , et je m’empresse de vous charger de cette utile mission dont vous voudrez bien me faire connaître les résultats dans des rapports circonstanciés. Je désire que vous puissiez trouver dans vos recherches des moyens nouveaux de soulagement pour un genre d’infortune si digne de la sollicitude du Gouvernement.

Recevez, monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.

Le Ministre de l’intérieur,

J. Düfaure,

Monsiedr le Ministre ,

En me chargeant d’une mission auprès des institutions des sourds-muets Beiges et Allemands, un de vos honorables prédécesseurs m’exprima le désir d’en connaître les résultats par des rapports circonstanciés qu’il m’invitait à lui adresser. C’est le premier de ces rapports que j’ai l’honneur de soumettre à votre appréciation éclairée, certain de n’avoir rien épargné pour répondre catégoriquement aux questions importantes qu’il avait jugé à propos de me poser.

Je diviserai ce premier rapport en deux parties : la première embrassera un exposé général de la situation des principaux établissements que j’ai visités dans l’un et l’autre pays, avec un aperçu rapide de quelques-unes des méthodes d’enseignement qu’on y suit ; j’en ferai découler l’urgence d’introduire en France des réformes en rapport avec le degré de perfectionnement auquel il est à désirer que parvienne chez nous le mode d’instruction du sourd-muet, d’accord avec la science médicale.

La seconde partie de ce premier travail renferme, comme appendice, un exposé détaillé de l’administration et des procédés d’enseignement de chacune des Institutions Belges et Allemandes, considérées à part , et quelques renseignements sur les moyens et le but des diverses sociétés de bienfaisance qui se sont formées dans ces deux pays pour l’amélioration morale, intellectuelle et physique des sourds-muets, des aveugles et des sourds-muets aveugles.

PREMIER RAPPORT

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