‹ La surdi-mutitéChapitre 32 sur 181 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

OCELQCES RÉFLEXIONS SUR LE CHOIX ET LE RÔLE dTnTERPBÈTE DES SOCRDS-MtETS. —LE POURQUOI ÉCHAPPE-T'IL A LEUR INTELLIGENCE ?— FACT-IL LECR LAISSER LE CHOIX DÈ LEUR INTERPRÈTE. — PROCÈS CDRIECX, PL.AIDÉ A PARIS, EN POLICE

CORRECTIONNELLE. - PARTIE CIVILE , PRÉTEND ET TÉMOINS SODRDS-MDETS. — LE

POÈTE.— REFUS DD PRÉSIDENT d’ ADMETTRE LA DÉPOSITION ÉCRITE DD PLAIGNANT.

— LE PLAIGNANT REFUSANT l’iNTERPRÊTE Qd’oN LDI IMPOSE. - LA MIMIQUE, LA

DACTYLOLOGIE ET LA LANGUE ANGLAISE EN PRÉSENCE. - DIFFICULTÉS. — RÉCLA¬ MATION SCR LES INCIDENTS DE CETTE CAUSE. - OPINION DE LA GAZETTE DES

TRIBCNADX.

Quelques réflexions sur le choix et lerôle d’interprète de sourds-muets. — Le POUR¬ QUOI échappe-t-il à leur intelligence î — Faut-il leur laisser le choix de leur interprète.

Le choix d’un interprète auprès d’un sourd-muet est une chose si délicate, si sérieuse, que la justice ne saurait y apporter trop d’attention ; le jugement qui condamne ou absout cet infortuné , l’instruction qui sert à établir la procédure du fait dont on l’accuse , tout repose sur les dépositions de l’interprète qui a traduit son langage.

ÎNous pensons qu’il serait convenable de donner au sourd-muet trois espèces d’interprètes : un avocat, un médecin possédant parfaitement les moyens de communiquer avec les sourds-muets et, enfin, tant dans l’intérêt de l’accusé que dans celui de la justice, un troisième interprète qui seraitun sourd-muet très instruit, traduisant tous les renseignements que son expérience le mettrait à même de recueillir. On éviterait par là de grandes difficultés dans les débats de l’audience et mille incidents qui sont de nature à induire en erreur. Le doyen des professeurs sourdsmuets de l’institution de Paris, fait à ce sujet les réflexions suivantes : « Honte à l’interprète qui a l’imprudence de

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