‹ La surdi-mutitéChapitre 64 sur 181 · TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE VII

sation, en janvier 4844, et que j’ai plusieurs fois cilés semblent devoir, tout au moins, m’épargner de nouvelles explications sur la question devant laquelle la commission s’est arrêtée. J’aime mieux vous déclarer, sur-lechamp, que c’est avec les sentiments de la plus profonde gratitude et du plus ineffable bonheur que je m’associe à la proposition que la commission a faite d’une enquête sur les points principaux de la jurisprudence civile et criminelle des sourds-muets.

Permettez-xnoi donc de venir vous demander humblement d’organiser, sans retard, pour préparer cette enquête, une commission composée de sept ou neuf membres compétents dans la mati4re.

Seconde lettre de Ferdinand Bertbler à M. Martin (du Vord).

La première lettre, écrite depuis quatre mois, était restée sans réponse, lorsque, le 28 octobre 1846, M. Berthier se décida à en écrire une nouvelle au même ministre de la justice. Le 46 juin, dit l’honorable professeur de l’Institution nationale des Sourds-Muets de Paris, en prenant la respectueuse liberté de vous rappeler le renvoi par les deux Chambres à votre ministère de mes pétitions renouvellées concernant la jurisprudence civile et criminelle de mes frères d’infortune, j’ai sollicité, de la manière la plus pressante, de votre équité, une mesure qui créât une commission spéciale cliargéc de s’occuper immédiatement d’harmoniser la législation de la grande famille, trop longtemps exceptionnelle, dont je m’honore d’être le représentant, avec ses progrès, chaque jour plus considérables dans les sciences, les lettres, les arts, l’industrie, et de proclamer enfin la par-

•faite égalité de mes frères d’infortune avec la société entière devant la loi. Permettez-moi, monsieur le ministre, de renouveller auprès de vous, avec une nouvelle instance, mes actives sollicitations, quand déjà, de toutes parts, ces intelligences d’élite tendent à rompre les digues opposées, depuis des siècles, à leur émancipation sociale par l’ignorance et par les préjugés.

Ce ne sont pas seulement les sourds-muets français qui sollicitent de vous, monsieur le ministre, cette manifestation et cette glorieuse initiative qui honorerait votre administration; ce sont aussi les sourds-muets de toutes les contrées du globe.

Humble organe de leiïTs vœux, j’ose vous supplier, monsieur le ministre, de daigner vous en occuper avec cette sollicitude paternelle à laquelle vous m’avez depuis longtemps habitué.

Réponse de M. Hébert.

Sept mois après, le successeur de M. Martin (du Nord), M. Hébert, écrivait, le 15 mai 4847, à M. Ferdinand Berthier, la lettre peu encourageante qu’on va lire :

n Monsieur, la législation civile et criminelle me paraissant offrir aux sourds-muets toutes les garanties possibles, je re.grette qu’il ne puisse être donné suite aux di verses réclamations que vous avez adressées à mon prédécesseur.

«Recevez, monsieur, l’assurance de ma considération.»

Lettre de n. Berttaler, sar ce sajet, adressée an DROIT et à la GAZETTE DES TRiBLXAÜX.

Quatre jours plus tard, le 19 mai 1847, l’opiniâtre défenseur des droits de ses frères d’infortune écrivait au Droit et à la Gazelle des Tribunaux :

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