LES BESOINS.— DES ONDES SONORES ET DE LEUR IMPORTANCE. - DÉSASTREUX
RÉSULTATS POUR LE SOURD-MUET DU MANQUE d’ÉDÜCATION OU d’uNE ÉDUCATION
DÉFECTUEUSE. — SOURCES DE DÉFAUTS , DE VICES , DE DÉLITS ET DE CRIMES. -
ERREURS d’ItARD ET d’HofFRACER. — LE SOURD-MUET NE DOIT POI.NT RESTER ISOLÉ.— SON UNION PLUS INTIME AVEC LE PARLANT AU MOYEN DE LA PAROLE. — «pareil vocal du SOURD-MUET. — DIALECTES INDIFFÉRENTS.
De la l^islation qui doit régir i’éducation et l’assistance à l’égard des sourds-mnets. — Introduction,
Nous avons consacré les chapitres précédents à l’examen, appuyé d’exemples et de preuves, des rares articles de la législation française ou étrangère, qui ont besoin d’être modifiés ou changés pour devenir applicables aux sourds - muets et faire cesser les erreurs ou les fausses interprétations qui rejettent trop souvent ces infortunés hors la loi, et les déclarent injustement déchus des droits qui devraient leur être acquis.
Mais ce n’est pas seulement h ce point de vue que doivent s’arrêter nos recherches sur ce qui , dans notre législation, concerne plus .spécialement la classe nom-
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breuse des sourds-muets. Nous n’aurions qu’imparfaitement rempli notre tâche , si nous ne nous occupions pas aussi, dès à présent, des mesures, soit législatives , soit purement administratives ou règlementaires, destinées à les grouper, à les moraliser, à répandre de plus en plus parmi eux le bienfait de Téducation publique , à leur assurer, enfin, dans la vieillesse et le malheur, un asile, du travail et du pain.
En France, le sourd-muet privé d’instruction est privé aussi d’ une partie notable de ses droits civils, et c’est à peine si le tiers de ces infortunés participe chez nous à ce bienfait, tandis qu’en Belgique, en Danemarck, dans une partie de l’Allemagne etc., elle est donnée généreusement à tous les sourds-muets, à tous les aveugles, à tous les sourds-muets aveugles, sans exception.
Avec de faciles réformes, sans accroître d’une manière sensible les dépenses , il serait possible de répartir l’éducation entre tous les sourds-muets , et le don de la parole entre le plus grand nombre. Il est douloureux de voir, dans cette question spéciale, comme dans beaucoup d’autres, la France oublier que le premier devoir d’une grande nation, et le plus sacré, est de donner le pain de l’intelligence à tous ses enfants?
Urgence d’ua enseignement universel. — Possibilité de la parole. —L’éducation actuelle n’est pas en rapport avec les b«oios.— Des ondes sonores et de leur importance.
Témoin de la malheureuse position de nos frères, les sourds-muets, avec lesquels nos fonctions de chirurgien de l’Institution nationale nous mettent chaque jour en rapports continuels , et gémissant de voir ces hommes