‹ La surdi-mutitéChapitre 90 sur 181 · OÜATRIÈME PARTIE.-CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

OÜATRIÈME PARTIE.-CHAPITRE IV

pour obtenir cette faveur si convoitée, laveur qui devrait s’appeler un droit.

Comment réussir à faire face aux frais d’un trousseau dont le prix est de 330 fr. ?

Si cette obligation doit être maintenue pour les personnes qui sont en état de le payer, nous demandons que le pauvre et l’indigent en soient dispensés , et ne se voient pas journellement dans la cruelle nécessité de recourir à la bienfaisance pour acquitter cette dette. Souvent nous avons été témoin nous-même de la désolation des parents et de leur embarras dans cette circonstance. â Mon fils est admis à l’institution , nous disaient-ils, mais nous sommes sans ressources et ne pouvons acquitter les 330 fr. du trousseau : par conséquent nous nous trouvons obligés de refuser la bourse qui nous a été accordée. »

Au moment où nous écrivons ces lignes, M. le ministre de l’intérieur daigne nous faire savoir qu’il a bien voulu accueillir favorablement les demandes que nous lui avions adressées, pour un orphelin, le nommé llulmel, qui est depuis deux ans à la charge de notre société générale d’assistance, et pour un autre sourd-muet indigent, frère d’un sourd-muet; mais que l’obligation d’acquitter le prix du trousseau, qui est de 330 fr., reste à la charge des parents. Or, comme ces malheureux sont hors d’état de le payer, cette charge retombera sur notre société d’assistance. Nous demandons ce qui adviendrait si elle n’existait pas?

Ces enfants ne peuvent être admis dans nos institutions spéciales ni avant dix ans, ni après quinze ; c’est infiniment trop tard pour entreprendre l’éducation du sourd-

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