‹ La surdi-mutitéChapitre 24 sur 86 · PERES · texte numérisé non relu

PERES

12 employés de commerce.

9 hommes de peine.

8 gardiens de la paix.

7 cochers.

7 maçons.

7 chauffeurs.

6 marchands de vin.

4 employés de chemin de fer.

4 plombiers.

4 journaliers.

4 boulangers.

4 serruriers.

4 ébénistes.

3 blanchisseurs. 2 emballeurs.

3 commerçants. i 2 chaudronniers

3 garçons de bureau. 2 dessinateurs.

3 cultivateurs.

3 porteurs de pain.

2 bouchers.

2 menuisiers.

2 ouvriers au télégraphe.

2 mariniers.

2 bijoutiers.

2 ajusteurs-mécaniciens.

2 cartonniers.

2 briquetiers.

2 charpentiers.

2 cordonniers.

2 monteurs en bronze.

Ï'ATHOGEN'IE

2 tailleurs de pierre.

2 comptables.

Z camionneur.-.

mrtie

14 lémme; : e ... Ënage 14 couturiers - 12 blanchisseuses.

10 journalier^-

5 concierges

4 crémières.

4 domestiqu—

Puis sont représentée*

vantes :

Livreur.

Professeur de gymnastique.

Menuisier.

Gainier.

Passementier.

Sellier.

Verrier.

Cantonnier.

: rur de chemin de fer.

Graveur.

Instituteur.

Tourneur sur cuivre.

Frotteur.

Ferblantier.

Robinettier.

Riveur.

- - turiers.

lÊRsa

4 fleuristes

4 cuisina 2 repasseuses

2 culoraeres.

2 brodeuses.

2 bruni- sensés -ans profession.

une fois les professions

Mzu.rur

-:/.:-} lxt ;..-.; fsr.

Charbonnier.

Photographe.

Droguiste.

Hégîsster.

I e intre.

Clerc i --.lissie

E e r:ier.

Receveur de banque.

ron.

Veilleur de nuit.

Conducteur d'omnibus.

Btc etc

Du côté des femmes, nous trouvons une fois chacun

des métiers suivants :

Raccommodeuse de filets.

Estampeuse'.

Institutrice Canonnière.

Coiffeuse.

L ingère.

Repasseuse.

..bulante.

S veillante d'hôpital.

fctassease.

:; :.itiere.

3S rre.

uriere.

Il ne faut donner à ces chiffres qu'une valeur relative. Il serait erronne de conclure que les employés de commerce, par exemple, qui figurent 10 fols sur la liste.

110 KlîKDI-MÎ'TJTK

ont une prédisposition marquée pour produire des sourds-muets. Pour une appréciation exacte, il y a lieu de tenir compte du nombre des représentants de chacune de ces professions. Or, les employés de commerce sont extrêmement nombreux dans l'agglomération parisienne. Il n'en est pas de même des gardiens de la paix, des cochers, des chauffeurs qui ont fourni cependant un nombre assez considérable de cas : il est probahle que cette plus grande fréquence est due à ce que les causes de surmenage ou les occasions de s'intoxiquer sont chez eux presque continuelles.

Influences psychiques. — Dans un certain nombre d'observations de surdi-mutité, la mère attribue l'infirmité de son enfant à des émotions vives, le plus souvent des frayeurs, qu'elle aurait éprouvées pendant la grossesse, ou bien simplement à l'impression que lui aurait causée la vue d'un ou plusieurs sourds-muets. Quelle valeur faut-il attribuer à cette cause? Tous les auteurs qui ont traité de la surdi-mutité ont cité des faits semblables, les uns en n'y ajoutant aucune importance ; d'autres, au contraire, considèrent comme efficace cette influence psychique.

Cette question est bien vieille, surtout si on la considère au point de vue des anomalies en général. Descartes avait déjà dit « qu'il ne serait pas difficile de démontrer de quelle manière la figure d'un objet donné est parfois transmise par les artères d'une femme jusqu'à un membre quelconque du fœtus et y imprime les

i'.\Tiin<;i'.MK 111

taches connues sous le nom d'envies qui font l'étonnement des savants. » On attend encore La démonstration de Descartes. Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire a discuté lus cas, ou prétendus tels, résultant de ce que la vue

ou la pensée d'une femme enceinte s'est arrêtée sur un objet, surtout si cet objet lui inspire du dégoût, el bien plus encore s'il est vivement désiré. Mathias Duval ('). tout en n'ajoutant à cette question qu'un intérêt plutôt historique, pense qu'il faut l'envisager à deux points de vue. Le premier est de savoir si une impression déterminée peut produire une monstruosité déterminée, c'est-à-dire un rapport défini entre le monstre et l'impression. A cet égard, tout autorise à répondre par la négative. Darwin (•) rapporte que pendant une longue période d'années, dans une des grandes maternités de Londres, on interrogea chaque femme, avant ses couches, sur les impressions qui avaient pu la frapper vivement au cours de sa grossesse. La réponse, ayant été inscrite, ne se trouva jamais avoir la moindre coïncidence avec le cas d'anomalie que put présenter le nouveau-né ; mais alors, après avoir eu connaissance de cette anomalie, la femme prétendit souvent retrouver dans ses souvenirs une impression en rapport avec elle: comme s'il n'était pas toujours possible, en effet, de retrouver après coup une impression facilement accomodable aux besoins de la cause.

(' ) Mathias Duval. — Palhogénie générale de l'embryon. Traité de pathologie générale de Bouchard, t. I, p. ISO.

(-) Darwix.— Variations des animaux et des plantes, t. I, p. ISO.

112 SORDI-MdTïTE

La seconde question est de savoir si les impressions morales vives ne peuvent pas produire des contractions -pasinodiques de l'utérus, d'où compressions anormales et iTrégulières de l'embryon et par suite arrêt de développement de certaines parties du fœtus. Mathias Duval admet ce procédé comme possible et lui attribue un certain nombre de déformations fœtales. Ces faits rentrent dans les accidents produits par des traumatismes pendant la grossesse que nous avons déjà étudiés.

Féré accorde une importance assez considérable aux émotions, aux ébranlements moraux du père et de la mère au moment de la conception, de la mère pendant la gestation. Il cite (*) l'observation d'une jeune fille épileptique issue de parents indemnes de tares névropatniques dont la maladie pouvait être attribuée, en toute vraisemblance, à une violente émotion de la mère. « Sous l'influence des émotions vives, dit-il. et en particulier de la frayeur, il se produit une dépression profonde et souvent des pbénomènes convulsifs qui sont capables de déterminer cbez le fœtus une habitude concv.Uive. Il conservera d'autant plus cette habitude que la prédisposition héréditaire sera plus marquée. »

Il ne faut donc ajouter aucune importance aux faits dans lesquels la mère prétend avoir eu, pendant sa grossesse, le pressentiment ou la crainte que son enfant fût sourd-muet. Mais les émotions morales

• Ftp.h; — Les enfants du siège. Progrès médical, 1884, p. 146.

PATHOGKNIE

vives, surtout les ''motion- - fraye

;t un 1 i important; elles créent souvent,

lorsqu'elles durenl loi ner-

veuse qui s'accompagne de troubles de la nutriti par suite peut influencer d'une manière défavorable le développement du fœtus.

En résumé, on découvre presque toujours dans I s antécédents des sourds- mu- s des ises

Suivant leur intensité, elles produisen:

anomalies ou des arrêts de développement, ou bien elles créent une faiblesse congénitale des organ^ l'ouïe qui. à l'occasion de la première maladie banale, deviendront le siège des lésions les plus graves.

On ne trouve que rarement, à l'origine de la surdimutité, une seule cause de dégénérescence qiss .: isolément: le plus souvent, plusieurs - ssc ient pour concourir au même but. La tuberculose s'allie aux maladies nerveuses et à la syphilis, l'épilepsie s'unit à l'alcoolisme, etc., etc. Toutes les combinaisons peuvent se produire: chaque cause de légénérescence :omode fort bien d'une association avec une ou plusieurs autres. Plus elles seront nombreuses ou intenses, plus profondes seront les tares produit.-

Page 1