‹ La suspension dans le traitement des fracturesChapitre 16 sur 65 · MEMBRE SUPÉRIEUR · texte numérisé non relu

MEMBRE SUPÉRIEUR

après avoir mis un pansement sommaire sur la plaie. On place de suite : un lac au niveau de la fracture, un à la racine du bras, et un au niveau du poignet et de la main (fig. 17). La peau est lavée à l’eau tiède et au savon, puis frottée avec la solution de bicarbonate de sopde à 30 pour 1.000.

La colle de Sinclair (page 26) est alors appliquée avec un pinceau ou avec les mains (on l’étale ainsi beaucoup mieux) sur le

Fig. 21. — Manière de placer les hamacs. :/«'■ temps.

A. Chef libre de la bande, saisi par la main gaucbé"(En plaçant en dedans du membre-).

B. Chef du rouleau tenu dans la main droite.

G. Tige externe de l’attelle.

D. Tige interne de l’attelle.

segment inférieur du bras à 2 ou 3 centimètres au-dessous de la plaie, et sur l’avant-bras, jusqu’au poignet. Des bandes de finette croisée sont collées, l’une externe sur le bord radial l’autre interne sur le'bord cubital de l’avant-bras, afin de placer la main en supination, position qu’elle doit toujours avoir.

On enroulé une bande de gaze étroite de 0 m. 03 autour de la

FRACTURES DU BRAS

partie collée, pour maintenir les bandes de finette, et au bout de quelques minutes on-peut faire la traction (fig. 18).

Pour cela, on prend les deux chefs libres des bandes de traction ; chacun est passé sous la tige correspondante de l’attelle, puis en dediors et au-dessus d’elle, et tous les deux sont attachés ensemble, au V de la partie inférieure de l’attelle, après une traction suffisante.

On dégage ainsi la main qui autrement se trouverait comprimée par les deux bandes.

Pour bien assurer la traction, il faut avoir soin de nouer les

Les deux chefs A et B accolés sont passés sous le membre et viennent reposer sur la lige interne.

Le chef A, saisi par la main gauche, se trouvant sous le chef B, le globe tenu dans la main droite est déroulé facilement.

deux bandes, après avoir enroulé une fois chacune d’elles autour du fer de l’attelle comme l’indiquent les deux figures 19 et 20.

La traction prenant point d’appui sur l’extrémité inférieure de l’attelle, l’anneau vient buter contre la paroi interne du creux de l’aisselle réalisant ainsi la contre-extension. 'Grâce aux dimensions de cet anneau, celui-ci s’appuie surtout Contre la paroi tho-

MEMBRE SUPÉRIEUR

racique, écartant ainsi tout danger de compression du paquet vasculo-nerveux de l’aisselle.

Il reste les hamacs à placer. On s’assure que les tiges de l’attelle sont bien, l’une externe, l’autre interne, puis on prend des bandes de toile de 0 m. 08 de large de -préférence.- Le chef libre, de 0 m. 30 environ, est passé en dedans de la

Fig. 23. — Manière de placer les hamacs. 5e temps.

Le chef libre A, est toujours maintenu par la main gauche. Le chef B qui s’allonge, est rabattu au-dessus du membre, en l’enserrant dans une bpucle.

tige externe (entre le membre et la tige externe) (fig. 21), puis rabattu autour d’elle et passé au-dessous du membre avec le rouleau de la bande ; le chef et le rouleau sont insinués entre le membre et la tige interne, et le chef libre est saisi d’une main (fig- 22).

De l’autre, la bande est déroulée en contoui'nant le membre par-dessus (fig. 23), puis passée sur la tige externe; elle est

FRACTURES DU RRAS

réfléchie sous^le membre (fig. 24) et le rouleau, passant d’abord entre le membre et la tige interne, vient s’accoler au chef libre toujours maintenu par l’autre main (fig. 23).

La bande est alors coupée, et les deux chefs rabattus par dessus la tige interne sont fixés ensemble sur celle-ci, soit avec une

Fig. M. — Manière de placer les hamacs. 4^ temps.

La main droite continue de dérouler le globe de la bande. Son chef, le chef B, après avoir entouré le membre, est réfléchi sur la tige externe de l’attelle, et passé sous le membre. ^

La figure représente le globe au moment où il est insinué entre le membre et la tige interne.

Le chef A est toujours maintenu par la main gauche

épingle de sûreté, soit avec une pince de Sinclair, ce qui est préférable (fig. 26);

Le schéma de la figure 27, montre, sur une coupe du bras et de l’attelle, le trajet des deux chefs de la bande.

Grâce à ce dispositif, le membre se trouve doublement suspendu : lorsque le malade est couché, le membre repose sur des hamacs tendus d’une tige à l’autre. Lorsqu’il s’assied dans son Ht, la tige externe-a tendance à devenir supérieure et le membre

Fig. 25. — Manière de placer les hamacs. 5e temps.

Le globe est passé entre le membre et la tige interne et le chef H vient s’accoler au chef A, qui se trouve maintenant audessus de lui.

Mais un changement de mains s’est opéré. Le chef A est tenu maintenant par la main droite, le globe par la main gauche.

Il faut veiller à exercer une tension égale sur chaque hamac afin de maintenir le membre tout à fait rectiligne.

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se trouve soutenu par la série des boucles dues à l’enroulement des bandes autour de lui (fig. 28).

Fig. 26. — Manière de placer les hamacs. 6^ temps.

Le rouleau est coupé, et les deux chefs A et B, accolés, et enroulés autour de la tige interne sont fixés par une épingle de sûreté.

FRACTURES DU BRAS

Lorsque la pose des hamacs est terminée, tout le membre, y compris l’attelle, est enveloppé avec une bande de gaze suffisamment serrée, depuis l’extrémité supérieure de l’attelle jusqu au niveau du poignet.

Il reste à fixer à plat la main déjà maintenue en supination par la disposition des lacs de traction.

Un tampon de coton est placé dans la paume de la main et une bande est également roulée autour de l’attelle, en ménageant le pouce et l’extrémité des doigts ; malgré l’immobilisation de la main, on conserve ainsi au blessé la possibilité des mouvements des doigts (fig. 28).

Fig. 27. — Schéma représentant une coupe du bras et le trajet des deux chefs A et B de la bande.

- A. Chef libre des figures précédentes;

B. Chef du rouleau de la hande.

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