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C. Coupe de la tige- externe de l’attelle

D. Coupe de la tige interne de l’attelle.

Pour bien comprendre, prendre les deux chefs A et B, à leurs points de départ de la tige externe C (Position du 2' temps. Fig, 22).

Si la fracture s’accompagne de paralysie radiale, ce qui est fréquent, la main doit être maintenue en hyperextension ; pour cela, il suffit de fixer avec quelques tours de bande autour du poignet une petite attelle métallique qui, coudée à 135° environ, s’applique contre la paume de la main et permet ainsi d’éviter la rétraction des tendons fléchisseurs.

A ce moment,l’appareillage est complètement terminé, et l’attelle est suspendue comme le montre la figure 29.

MEMBRE SUPÉRIEUR

Une corde de 0 ni. 50, préalablement passée dans une poulie, est accrochée cà chaque ti^e par une S en fer. Au crochet de ■ cette poulie'est fixée une autre corde, qui monte verticalement se réfléchir successivement sur deux autres poulies et reçoit un poids de 2 kilos, suffisant pour équilibrer le bras.

Le membre est ainsi placé à hauteur variable suivant la meil- -leure position à lui donnër ; l’attelle joue librement dans te sens vertical, grâce à l’articulation de l’anneau qui reste toujours

Fig. 28. — Application de l'attelle de Thomas pour une fracture de l’humérus. — Le membre est soutenu par la série des hamacs.

Noter la rectitude du membre. La traction est opérée. La main placée eh supination est immobilisée à plat. Remarquer que le pouce et l’extrémité des doigts sont respectés pour conserver la possibilité des mouvements,

G, G'. Bandes de traction qui réfléchies sur chaque tige pour dégager la main, sont nouées dans l’encoche de l’extrémité distale de l’attelle.

immobile et appliqué contre la paroi interne du creux de l'aisselle.

Dès que le blessé est en état de se lever, c’est-à dire souvent quelques jours après Sa blessure, cet appareillage^^ est compatible avec la station debout.

' En elfet, le membre a été placé dans l’attelle, en abduction et rotation externe, le blessé étant couché. Les tiges de l’attelle

FRACTURES DU BRAS

élaienl, l’une’externe, l’autre interne. Or, il suffit de faire exécuter un mouvement de circumduction de 90° en adduction et rota-

Fig. 29. — Application de l'attelle de Thomas pour une fracture de l’humérus. — Une bande en gaze est enroulée autour du membre et de l’attelle pour assurer une immobilisation complète.

Noter les S en fer pour faciliter le décrochage de l’appareil, et la poulie qui maintient la boucle en corde toujours tendue lorsque le blessé s’assied.

tion interne à l’ensemble du bras et de l’attelle : la tige externe devient antérieure, et l’interne, postérieure. Le demi-cercle antérieur de l’anneau devient inférieur, venant s’emboîter dans le creux de l’aisselle, et le membre est facilement rabattu le long du corps avec l’attelle (fig. 30).

MEMBRE'^S ÜPÉRIE UR

Lorsque le blessé veut se coucher, il suffit de refaire le mouvement inverse, et l’attelle est de nouveau suspendue. Le mem bie étant totalement immobilisé dans l’attelle, le mouvement se passe uniquement dans l'articulation de l’épaule, et cette manœu¬

vre très simple ne compromet en rien la contention et la réduction des fragments.

Cet appareillage, qui permet au blessé de se lever très précocement, convient ii toutes les fractures de l’humérus, du radius

FRACTURES DU BRAS

et du cubitus, tout au moins pendant les premiers temps du traitement, c’est-à-dire pendant que la fracture est ouverte, en donnant une réduction suffisapte.

Lorsque la fracture compliquée est transformée en fracture fermée, soit par suture primitive, par suture primitive retardée, c’est-à-dire trente-six ou quarante-huit heures après l'intervention, ou par suture secondaire, la suspension a moins sa raison d’être. Après l’ablation des fils, l’emploi des appareils Delbet, Leclercq, Alquier (1), Pécharmant (2), est tout à fait justifié en donnant des réductions parfaites.

En réalité si la réduction, d’après la radiographie, est satisfaisante, on peut poursuivre jusqu’à consolidation le traitement dans l’attelle de Thomas.

Si, au contraire, la réduction est jugée insuffisante, l’emploi du Thomas est alors temporaire, et doit être maintenu tant que le foyer de fracture est ouvert. Il favorise d’abord la régression de l’œdème, permet la surveillance de la blessure et, en cas d’infection, la stérilisation rapide par l'irrigation ou toute autre méthode.

De plus, les sutuz-es secondaires peuvent être pratiquées dans l’appareil lui-même, et par conséquent sans suppression de l’extension et sans mobilisation du foyer de fracture.

Toutes les semaines, comme nous l’avons dit, l’examen radiologique très facile à pi’atiquer, permettra de surveiller la position des fragments.

(1) Description des appareils Delbet, Leclercq, Alquier. Voir Appareillage des fractures. Alquier et Tanton. Masson, 1917.

(2) L'appareil de Pécharmant permet, une traction directe par bandes collées ou leucoplaste adhésif sur le fragment inférieur de l’humérus. Comme dans l’attelle de Thomas, la traction prend point d’appui sur l’extrémité inférieure de l’appareil, la contreextension étant réalisée au niveau de l’aisselle par un béquillon.’ Il se compose de deux tiges l’une postérieure, l’autre antérieure ; cette dernière, au-dessus du coude, fait place à un anneau allongé, qui donne passage à l’avant-bras et qui permet ainsi le libre jeu de l’articulation du coude, tout en assurant l’immobili-

’sation complète du foyer de fracture.

MEMBRE SUPÉRIEUR

Ce qu'il faut pour l

Un cadre (n’importe quel modèle). Le type Balkan suffit.

Une attelle de Thomas pour membre supérieur garnie.

Solution de bicarbonate de soude à 30 pour 1.000.

Colle de Sinclair.

Deux bandes de finette croisée de 1 m. X 0 m. 08 (lacs de traction) ou gant de coton blanc avec bouton dans chaque doigt.

Une bande de gaze de 0 m. 05. , /

Deux rouleaux de bande de toile de 0 m. 08 de largeur (poui hamacs)

Epingles de sûreté oirpinces genre Sinclair.

D°euTbandesde gaze de 0 m. 08 de largeur (pour envelopper le membre).

Trois poulies à crochet.

Deux pitons.

Deux S en fer (pour suspendre l’attelle).

Corde de 4 mm. 5 mètres.

Poids de 2 kilos.

Une poignée en bois.

2" Méthode de Blake (l). - Le dispositif général pour le traitement des fractures de l’humérus par la méthode de Blacke est représenté dans les figures 31 et 32.

Laiuspension se fait en'deux points, 1 un pour la suspension directe du bras lui-même, l’autre pour la suspension de l’avant-bras. Le bras est m ^^de

unique, en toile caoutchoutée à double face de « ™, ^0 de largeur et de Om. 70 de longueur. La double bande de susnension du bras, qui avait été décrite primitivement, a ete reconnue inutile et, pour ainsi dire, abandonnée. La “urbure •anormale formée par l’os fracturé, que ces deux bandes et^ destinées à corriger, peut être plus fadement modifiée à 1 aide de la traction si elle est employée, ainsi que pai la natuie de la suspension appliquée à l’avant-bras.

(1) Blake et Bulkley. Traitement des fractures des membres au moyen de la suspension et de la traction. Presse medicale, no 64, ■19 novembre 1917.

FRACTURES DU BRAS

Cette bande unique passe sous le bras ; puis l’une de ses extrémités est fixée, à l’aide de punaises métalliques, à une petite barre de bois de 0 m. 20 de longueur.' L’autre extrémité de la bande est percée d’une série de petits trous munis d’œillets, destinés à être accrochés à un même nombre de clous, situés sur

Fig. 3t. — Suspension de Blake dans les fractures de l’humérus. — Fracture haute de l’humérus où la traction se fait à l’aide de bandes collées. On a omis de représenter la planchette qui doit séparer les deux bandes de traction du bras. La méthode de suspension de l'avant-bras et de traction du bras est clairement représentée f D’après Blake et Bulkley).

l’autre face de la pièce de bois. Ainsi, le tissu caoutchouté ne peut faire de plis au-dessous du bras.

De plus, grâce aux œillets, il peut être très facilement retiré lors des pansements. A chaque bout de ce morceau de bois est fixée l’extrémité d’une corde de 0 m. 50 de longueur environ. De la moitié de cette corde part une seconde corde qui monte verticalement du milieu de l’humérus vers une poulie

UESFOSSES ET ROBERT 4 ‘

MEMBRE SUPÉRIEUR

fixée à l’uue des grandes barres lonç^itudinales. La suspension plus ou moins élevée, soit de l’extrémité proximale, soit de l’extrémité distale de cette bande caoutchoutée, s’obtient en faisant glisser le long de la corde de 0 m. 50 (fixée aux deux bouts

Fig. 32. — Suspension de Blake dans les fractures de l'humérus. — Fracture basse de l’humérus, pour laquelle les bandes collées n’ont pu être utilisées. Dans ce cas, on se sert de la bande d’Hennequin. Pour plus de clarté, l’épaisse couche de coton n’est pas représentée ici. Dans ce dessin, la planchette qui doit se trouver entre les bandes de traction du bras manque également. Noter la direction dans laquelle se fait la traction et qui correspond exactement à l’axe de la diaphyse humérale. Ce résultat s’obtient' par la bonne fixation des épingles qui maintiennent la bande latéralement (Pour les détails de la planchette à main, voir la figure 33). (D’après Blake et Bulkley).

de la pièce de bois) le nœud par lequel vient s’attacher la longue corde verticale. Une fois le point obtenu, on prévient le glissement des deux cordes l’une sur l’autre, par quelques tours

FRACTURES DU RRAS

de rubaa adhésif. En général, un kil. et demi suffit pour la suspension directe du bras.

L’avant-bras est suspendu au moyen de deux bandes collées l’une du côté des fléchisseurs, l'autre du côté des extenseurs (fig. 33). Ces deux bandes ne doivent pas se rejoindre latéralement, afin que Tavant-bras ne se trouve jamais comprimé, et

Fig. 33. — Suspension de l’avant-bras dans un cas de . fracture compliquée du coude.

Noter la disposilion de la planchette et l’absence de soutien du bras (D’après Blake et Bulkley).

qu’aucun obstacle ne soit mis à la circulation. Les rubans qui terminent ces bandes de traction sont fixés, par l’intermédiaire de boucles, à une planchette au centre de laquelle est ,percé un trou. Par ce trou, on passe la corde de suspension à laquelle on fait alors un nœud d’arrêt.

La planchette pour la main doit être un peu plus longue que la largeur du poing. Sa largeur égale les trois quarts de sa longueur.

Les rubans des bandes de traction passent au-dessus des bords de la planchette, tandis qu’aux extrémités de cette dernière sont cloués deux morceaux de ruban élastique. Aux deux bouts libres de ces élastiques est fixée une baguette ronde en bois. Elle doit être ajustée de telle sorte que les doigts étendus puissent la saisir, afin de faire quelques exercices, mettant en jeu

MEMBRE SUPÉRIEUR

l’élasticité des rubans. Ce dispositif est important, en particulier dans les lésions du nerf radial.

'Fig. 34. — Dispositif de suspension pour fracture d’humérus. — Remarquer l’usage de trois barres longitudinales, la plus externe des trois servant à soutenir l’avant-bras, en maintenant le fragment inférieur de l’humérus en rotation externe. (D'après Blake et Bulkley).

La corde de suspension de l’avant-bras monte alors et va passer dans une poulie fixée à l’une des barres longitndinales situées au-dessus du lit. Cette barre, spéciale à l’avant-bras, est

FRACTURES DU BRAS

L’appareil est suspendu au cadre de Cassette (Voir'page 12). Dimensions : Barres en bois de 0 m. 06 X 0 m. 02. Hauteur des cadres = 2 mètres. Largeur (extérieure) = 0 m. 80. Barres transversales supérieures des cadres avec deux encoches è 0 m. 05 de leurs extrémités = 1 m. 20. Barre transversale du cadre' du pied du lit pour l’extension =1 m.40. Barres longitudinales avec 15 encoches espacées de 0 m. 07, commençant à 0 m. 44 des extrémités = 2 m. 30. Barres transversales avec deux encoches espacées de 1 m. 04, l’une placée à 0 m. 10 de l’une des extrémités 1 m. 70. Traverses pour la partie inférieure des cadres = 0 m. 90. Montage avec 10 boulons. (D’après .Miss Cassette).

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placée à 0 m. 20 (ou plus) en dehors de la barre servant à la suspension directe du bras (fig. 34). On obtient par ce moyen la rotation .externe du fragment inférieur, résultat qui serait difficile à acquérir si le bras et l’avanl-bras étaient tous deux fixés sur un même axe longitudinal.

Fig. 36. — Appareil de Gassettepour fractures du bras.

La traction élastique se fait au moyen de bandes) collées sur le bras.

Noter le dispositif à glis¬

sière des deux tiges du support qui permet de régler le degré d’abduction du membre (Appareil interchangeable).

(D’après Miss Gassette).

La poulie soutenant ravant-bras est placée, d’ordinaire, suffisamment loin dans la direction du pied du lit, pour donner au coude un angle d’ouverture de 133“ environ. Dans la suite, cet angle peut être ramené à 90° ; mais un angle assez ouvert, donné dès le début, permet plus facilement la traction.

Si la traction est nécessaire, elle peut-être obtenue de deux façons différentes :

a) L’emploi des bandes collées sur chaque face latérale du

FRACTURES DU BRAS 55

faras est très efficace et donne une bonne traction du fragmept osseux inférieur (fig. 3i). Egalement dans ce cas, on se sert d’une planchette de traction, dépassant de 0 m. 02 la largeur du coude, afin d’éviter la pression latérale sur les condyles huméraux. Une corde fixée au centre de cette planchette en assure la traction, et va passer sur une poulie fixée à la barre transversale inférieure du cadre situé au pied du lit. La hauteur même de cette barre transvei’sale se règle suivant les besoins.

b) Si la blessure du bras siège assez bas, rendant ainsi impossible l’emploi des bandes collées, la traction peut être obtenue en passant autour de l’extrémité inférieure du bras une bande croisée en 8 rappelant l’écharpe d’Hennequin pour les fractures du fémur. Cette bande, de grosse mousseline, a 1 mètre de longueur sur 0 m. 06 de largeur. Le milieu de celte bande est placé à la face postérieure du bras, à sa partie inférieure. Les deux bouts sont ramenés en avant, puis croisés l’un sur l’autre à la face-antérieure du bras. Une fois parvenus sur le côté opposé, ils sont épinglés avec soin, de telle façon que la traction qu'ils transmettront passe dans l’axe de la diaphyse humérale (fig. 32).

Dans le cas de blessures basses du bras, il est bon de placer une épaisse couche de colon entre le pansement et la bande de traction. La contre-extension produite par le seul poids du corps est suffisante pour ce traitement de fractures de l’humérus. Pour toute fracture ainsi traitée, il faut encourager le blessé à mobiliser lui-même les articulations de l’épaule, du coude, du poignet et des doigts. Chaque jour la main et les doigts devront être massés.

La question de l’abduction à donner au membre sera exposée à propos du traitement de chaque fracture, suivant son siège.

3» Attelle de Gassette. — Cette attelle se compose de deux parties : l’une brachiale, l’autre antibrachiale, réunies par une sorte d’articulation à rotule.

Ce dispositif permet de régler facilement le degré de flexion et de rotation de l’avant-bras.

La suspension se fait comme l’indique la figure 35, qui représente une fracture de l’humérus, suspendue à un cadre de Gassette. Cette attelle est interchangeable.

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i Appareil de Gassette. — Bien que n’élant pas un appareil à suspension proprement dit, le dispositif imaginé par Miss Gassette mérite d’être mentionné ici, car il permet une traction élastique directe sur le fragment inférieur de niumérus, maintenu en abduction plus ou moins marquée.

Gomme le représente la figure 36, il se compose d’un corset en aluminium sur lequel vient s’appuyer un cadre-gouttière qui supporte le bras. Une traction élastique est exercée au moyen de bandes collées et d un caoutchouc, sur le segment inférieur du bras, et l’avant-bras est supporté par une gouttière en aluminium.

Grâce à de nombreuses articulations, le bras est plus ou moins élevé; l’appareil est fixé au corset au moyen de vis, et. peut ainsi servir pour l’un ou l’autre bras.

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