III. — Fractures de l’humérus au tiers inférieur
Dans les fractures du tiers inférieur et surtout dans les fractures juxta-articulaires de l’humérus, le fragment inférieur a souvent tendance à basculer en avant ; et cette déformation est d’autant plus accentuée que l’avant-bras est étendu sur le bras.
Il y a donc lieu, dans le traitement de cette variété de fracture, de placer le coude en flexion.
1° Attelle de Thomas. — Jusqu’à présent nous avons vu que le membre était toujours placé en rectitude dans l’attelle de Thomas. Or, en prolongeant ainsi l’immobilisation d’une fracture basse, insuffisamment réduite, on s’expose à provoquer une ankylosé partielle de l’articulation du coude en extension ; les mouvements de flexion imprimés alors à l’avant-bras se font au niveau même de la fracture, et lorsque l’avant-bras est fléchi à angle droit, le fragment inférieur bascule en arrière ; il peut en résulter une consolidation vicieuse avec incurvation à convexité postérieure.
Aussi faut-il modifier l’appareillage, et maintenir le coude en flexion au moyen du dispositif employé par Henry (fig. .39et40).
On ajoute, à hauteur du coude, sur les tiges de l’attelle, un support analogue au Thomas, mais présentant à l’extrémité libre de chaque tige un morceau de feuillard rivé perpendiculairement sur elle, et excavé afin de s’emboîter sur la tige de l’attelle (fig. 39, B}.
Ses dimensions sont les suivantes ;
Fer rond de 0 mm. 008 de diamètre ; hauteur, 0 m. .33 ; largeur en bas, 0 m. 12 : tiges pour fixer à l’attelle, 0 m. 20.
Ce support est fixé sur l’attelle au moyen de cordons.
Une traction directe à la Hennequin (fig. 32) est faite sur le fragment inférieur de l’humérus, si les plaies ne permettent pas le collage de bandes de traction.
Les chefs libres de la traction après reflexion sur les tiges latérales sont noués dans le V de l’extrémité inférieure de l’attelle.
Sur l’avant-bras, deux bandes, l'une radiale, l’autre cubitale,
MEMBRE SUPÉRIEUR
sont collées et fixées à l’encoche du support avec une traction, simplement suffisante pour soutenir le membre. Les bandes'sont
placées comme nous l’avons indiqué; le bras, l'avant-bras et la main, sont enveloppés avec une bande de gaze.
La fig. 40 montre que ce dispositif ne gêne en rien la station debout, et qu’il suffit de maintenir l’avant-bras avec une écharpe pour éviter les oscillations de l’appareil pendant la marche.
FRACTURES DU BRAS
2» Appareil de Thomas coudé. — Get appareil maintient l’avant-brag fléchi sur le bras, en permettant une traction directe sur le fragment inférieur (fig. 41). ,
Il peut remplacer le dispositif précédent, mais il n’est pas destiné à la suspension proprement dite.
La combinaison de l’attelle de Thomas et du support est donc préférable, puisqu’elle permet à la fois la station debout et la suspension, lorsque le blessé est couché.
3“ Appareillage de Blake. —
Il est le même que celui employé pour les fractures du tiers moyen. Il faut veiller s'eulement à ce que la bande qui soutient l’humérus dépasse largement le siège de la fracture, car s’il en était autrement, il en résulterait un affaissement du coude qui entraînerait une incurvation de l’os à convexité antérieure.
Il faut en général
une abduction Thomas coude
légère de 23° et (d’aprèsAlquier et
une traction d’un Tanton) (non inkilo. , terchangeable. Côté gauche).