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MEMBRE INFÉRIEUR
Plus encore que dans les fracliires du membre supérieur, la méthode de suspension, dans le traitement des fractures du membre inférieur, rend d’inestimables services tant au blessé qu’au chirurgien. Il s’agit, dans la grande majorité des cas, de traumatismes sérieux, nécessitant, pendant les premiers jours, des pansements minutieux et douloureux et une surveillance de tous les instants, dans la crainte d’une complication grave : gangrène ischémique, dans le cas de ligature d’un gros vaisseau, gangrène gazeuse, hémorrhagie secondaire, etc. Il est donc ici particulièrement précieux de pouvoir, à tout moment, jeter un coup d’œil sur une cuisse, une jambe, en enlevant seulement un pansement sans loucher, pour ainsi dire, au membre fracturé. N’y aurait-il que cette seule raison, elle serait déjà suffisante pour faire préférer à toute autre méthode, l’appareillage en suspension, d'une façon très précoce, chez tous les blessés atteints de fracture du membre inférieur.
Quelle que soit la variété de la fracture, et naturellement, il s’agira presque toujours de fractures dir fémur ou du tibia, le traitement, en dehors de l’acte chirurgical, doit poursuivre un triple but :
t O Empêcher le chevauchement des extrémités osseuses, par une extension sur l’un des fragments et une contre-extension sur l’autre. — On y parvient par les différents procédés de traction.
Mais ici, on se trouve en présence de deux méthodes bien distinctes :
Dans la méthode classique, (Tillaux, Hennequin, etc.) l’exten-
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sion continue est toujours exercée sur le fragment inférieur de l’os fracturé au moyen de poids.
La contre-extension est représentée par le seul poids du corps.
n en est de même avec les appareils à ressorts, qui prennent points d’appui sur les saillies osseuses, comme les appareils de Delbet par exemple. /
L’extension se fait au niveau des condyles (fractures de cuisse) ou des malléoles (fractures de jainbe), la contre-extension au niveau de l’ischion ou des plateaux tibiaux.
Sinclair au contraire, emploie une méthode inverse, qui ne s’applique d’ailleurs, qu’aux fractures de cuisse. On en ti’ouvera plus loin l’exposé détaillé.
En voici le principe ;
Le segment inférieur du membre fracturé, représenté par la jainbe et une partie de la cuisse, est fixé par l’intermédiaire dune attelle métallique qui l’immobilise. Il représente la-contreextension.
Par une forte inclinaison du lit, l’extension continue du fragment supérieur s’opère par tout le poids du corps, entraîné sous 1 action de la pesanteur.
2° Maintenir les fragments dans le prolongement l’un de l’autre, de façon à conserver au membre son axe normal. — Non seulement il faut corriger les déplacements latéraux ou antéropostérieurs, mais encore donner aux deux fragments le même degré de rotation autour de leurs axes pour éviter le décalage axial, limitant ultérieurement les mouvements de rotation interne ou externe. Les diverses attelles métalliques actuellement en usage réalisent, d’une façon parfaite, la contention etl’immobdisation de la fracture.
3“ Eviter la -chute du pied pour prévenir l’équinisme. — On verra plus loin les divers moyens d’y remédier.