EXPLICATION DE LA PIGUKB
Schéma montrant les points d'application, le trajet et la disposition des cordes, pour la suspension totale
aa', Soutien-tête, bb’, Sangle thoracique, cc', Cordes lombaires. dd , Cordeslombo-p.ubiennes, partant de chaque côté d’une anse en corde, e. Corde de la contre extension partant d’une anse en corde de 1 attelle, f, Corde de la suspension supérieure de l’attelle, partant d’une anse en corde, g, Corde de la suspension intérieure de 1 attelle, partant d’une anse en corde de l’attelle. h. Corde de la suspension du pied, i. Corde partant de l’anse en corde de 1 étrier, k, Corde partant de la planchette des bandes collees de la traction.
En pointillé ; les contre-suspensions élastiques accrochées aux cordes accouplées, de chaque côté, c et d, et c' et d'.
MEMBRE INFÉRIEUR
2 sacs de 3 à 4 kil.
2 sacs de 2 ou 3 kil. maxi-
2 sacs de 6 à 10 kil.
2 sacs de 3 à 6 kil. et plus.
1 sac de 4 à 6 kil.
1 sac de 2 ou 3 kil. et plus.
1 sac de 2 ou 3 kil. et plus.
1 sac de 4 à 6 kil. et plus.
1 sac de bOOgr. ou 1 kil.
1 sac de b à 10 kil. (variable suivant la fracture et le sujet).
14 sacs par appareil.
Si l’on fait le total des poids minima que nous indiquons, exception faite du poids d’extension de la fracture, on arrive à 40 kilogs et demi pour les 13 sacs. C’est le poids environ nécessaire pour équilibrer un sujet de 50 à 55 kilogs. Un blessé de ce poids a donc, théoriquement, à fournir une traction de 10 kilogs pour se suspendre au dessus de son lit, et grâce à- tous les frottements des cordes sur les poulies l’équilibre est toujours obtenu avec un poids notablement inférieur au poids du corps.
En dernier lieu, il faut poser les contre-suspensions élastiques. De chaque côté, les deux cordes, lombaire et lombo-pubienne (cc', dd\ fig 102) sont reliées par une corde transversale qui rend ces deux cordes de suspension solidaires (fig. 103). A cette véritable poignée en corde est fixée une S en fer résistante où viendra s’accrocher l’S semblable de la contre-suspension élastique (voir plus haut). La contre-suspension est alors attachée par son autre extrémité, avec une corde, à la barre latérale du lit à hauteur de la main du blessé, afin qu’il puisse toujours la reprendre quand elle est décrochée. On règle la tension de façon à supprimer l’action des poids des cordes lomliaires et lombo-pubiennes, quand les S sont accrochées.
Soutien-tête a et a’.
Sangle thoracique è et ô’ . .
suspension lombaire c et c' suspension lombo pubienne rfetd'
Contre-extension e . ; .
Suspension supérieure de l'attelle de
Thomas f .
Suspension inférieure de l’attelle de Thomas g' ......
Etrier i .
Suspension du pied A.
Extension du membre k. . .- .
Total,
Selle
lombo-pelvienne
APPAREIL A AUTO-SUSPENSION TOTALE ily]
Au-dessus du malade, au niveau du chevron oblique, on attache une poignée en bois pour lui permettre de se soulever.
L’appareil ainsi monté est réglé, lorsque le malade avec une traction de quelques kilogs sur la poignée, se soulève et reste suspendu à n’importe quelle hauteur, et qu’il redescend avec la même facilité en exécutant les différents temps décrits plus haut.
Si une difficulté quelconque se présente au cours du montage, il est facile de changer les poulies de place, et de régler ainsi très facilementl’appareil.Pour chercher l’équilibre on devra tâtonner,
Fig. 103. — Accouplement des cordes lombaires et lombojyubiennes, pour supprimer l'action des poids sur la selle lombo-pelvienne, au moyen des contre-suspensions élastiques. ce'. Cordes lombaires. — dd’, Cordes lombo-pubiennes.
jusqu’à ce que le blessé prenne la position de la fig. 91 ; cela est facile, en se conformant au tableau précédent et les sacs, grâce à leur modèle et à leurmode d’attache, sont très rapidement changés, ajoutés ou retranchés.
Plusieurs blessés ont été ainsi appareillés, dans le service de
fractures du Docteur Pierre Duval àl’Auto-Chir 21 pour des fractures de cuisse ou des résections de la hanche. Cette suspension est absolument indolore : l’immobilisation du bassinet delà fracture se trouve en effet complètement réalisée par la combinaison de l’attelle de Thomas et de la selle lombo-pelvienne. D’ailleurs, le contrôle radiographique nous a permis de nous assurer qu'il n’y avait aucune modification au niveau du foyer de fracture pendant la suspension.
Ce dispositif qui peut, en somme, s’appliquer à de nombreuses variétés de fractures et même à d’autres lésions, peut rendre comme on le voit, de réels services au blessé comme au-chirurgien, qui pourra, bien souvent pratiquer grftce à lui, des sutures secondaires au lit même du blessé sans enlever l’appareil et par conséquent sans mobiliser la fracture.
D’autre part, au moment où le personnel hospitalier tend à se restreindre, il y a intérêt à permettre à une infirmière de faire •seule, avec le maximum de facilité, des pansements minutieux, longs et douloureux.
Ce qu’il faut pour monter un appareil a auto-suspension totale
Un cadre ordinaire.
3 barres de 3 mètres de longueur 0 m. 05 X 0 m. 06.
1 barre de 1 in. 75 de longueur 0 m. 05 X 0 m. 06.
t attelle de Thomaspourmembre inférieur garnie.
Solution de Bicarbonate de Soude à 30 pour!.000.
Colle de Sinclair.
1 bande de finette croisée, 3 mètres X 0 m. 08 (pour^ traction sur la jambe et sus-' pension du pied).
2 bandes de gaze de 0 m. 05 de largeur.
t plancbelte de 0 m. 08 X 0 m. tO (traction de la jambe).
1 planchette de 0 m. 05 X 0 m. 08 (suspension du pied).
8 punaises.
4 bandes de toile de 0 m. 08 de largeur (Hamacs)
Epingles de sûreté ou pinces.
Coton cardé pour calage du membre.
Un soutien-tête garni.
Une sangle thoracique.
Une selle lombo-pelvienne.
Un étrier garni.
27 poulies à crochet.
14 pitons.
75 mètres de corde septairi de Om. 004.
14 S en fer (pour les sacs).
4 S en fer résistantes (pour les contre-suspensions élastiques).
14 sacs de sablq.
2 contre-suspensions élasti-
Bandes de tarlatane apprêtée our fixer le cadre et les arres.
Une poignée en bois.
APPAREIL A AUTO-SUSPENSION TOTALE i49
Cadre-Hamac de Sinclair
Pour le traitement des fractures hautes de cuisse et pour tous les grands blessés chez lesquels la suspension ordinaire ne permet pas l’accès facile des plaies, Sinclair emploie un véritable hamac en filet, fixé à un cadre en bois.
Fig. 104. — Cadre-Hamac de Sinclair. — Schéma montrant la position du blessé dans le châssis incliné et suspendu par ses quatre angles au cadre en bois (D’après Sinclair).
Ce cadre long de 2 m. 30 et large de 1 m. 65 présente à l’endroit qui correspond à l’ombilic du blessé une barre transversale. De
MEMBRE INFÉRIEUR
cette traverse, partent deux autres barres destinées à la suspension des jambes. Un filet résistant, à mailles de 0 m. 025, en trois morceaux est accroché à des vis, autour de ce cadre et aux barres, de la façon suivante : un morceau, le plus grand, sur lequel repose le corps est fixé à la tête et aux côtés du cadre ; sur les côtés, le filet descend un peu plus bas que la barre transversale, et son bord libre à ce niveau, est tendu au moyen de deux cordelettes venant s’attacher sur le pied du châssis. Les deux autres morceaux, plus petits, supportant les membres inférieurs sont accrochés tout le long des deux barres reliant la barre transversale ombilicale au pied du châssis.
Ce cadre-liamac est suspendu au cadre décrit page 15 ou à des mains courantes, suivant l’installation dont on dispose. Le blessé est couché dans le filet, mais on a soin de disposer sous le tronc et les jambes une épaisse couche de coton.
Puis aux deux jambes, une traction est faite au moyen de bandescollées et attachées au pied du châssis, tout le membre étant supporté par le filet. On règle l'écartement des jambes au moyen des barres fixées par des boulons. La suspension du cadre-hamac au cadre-support, se fait au moyen de cordes fixées à ses quatre angles. La hauteur des pieds doit dépasser celle de la tête d'au ' moins 0 m. 35 et l'extension est ici encore, obtenue par le poidsdu corps. L'équinisme du pied est évité par une bande collée nouée à un support en fer.
Pour les soins et les pansements, il suffit de détacher les deux cordes qui tendent le filet; tout le siège se trouve alors dans le vide, le blessé n’étant plus maintenu que par le dos et les membres inférieurs.
Si l’emploi de l’attelle de Thomas est nécessaire, seule la jambe saine est suspendue dans le filet.
La figure 105 donne toutes les indications et les mesures pour permettre la confection de ce cadre.
La figure 104 montre un blessé appareillé d’après'cette méthode.