ATTELLES D’ÉVACUATION
Il n’est pas question ici de décrire les appareils de IVactures destinés au transport et à l’évacuation des blessés. Actuellement très nombreux, ils présentent les types les plus divers, et n’ont, pour le plus grand nombre, aucun rapport avec les appai’eils à suspension, qui seuls ont fait l’objet de notre étude.
Toutefois nous ne pouvons omettre de montrer que, parmi les attelles que nous venons de voir, il en est qui constituent des appareils de transport de premier ordre.
Que doit-on demander en effet, à un appareil d’évacuation ? Avant tout, une immobilisation aussi parfaite que possible de la fracture. G est la seule condition d’éviter les traumatismes secondaires, tels que plaies de gros vaisseaux, embrochements de Ironcs nerveux, contusions et attritions musculaires. On connaît l’importance de ces dernières lésions dans la patliogénie de la gangrène gazeuse. Il faut empêcher également le contact et le frotternent des fi agments entre eux, pour supprimer la douleur, et diminuer d’autant, les phénomènes de shock.
Or, pour bien immobiliser une fracture, la contention des fragments ne suffit pas : la traction sur le fragment inférieur est encore nécessaire, et ceci explique l’abandon dans lequel sont tombées les gouttières ordinaires.
Pour les. fractures de cuisse ou de jambe, les attelles du type Thomas sont, par leur point d’appui ischiatique, les seules à retenir ici.
Dans l’armée anglaise, l’attelle de Thomas (page 89, fig.62) est l’appareil presqu’exclusivement employé dans les formations les plus avancées poiii- le transport des blessés. Il représente