ATTELLES D'ÉVACUATION
assurément un excellent appareil d’évacuation, car sa mise en place est à la fois simple et rapide.
Voici d’ailleurs de quelle façon Sinclair conseille de procéder pour l’appareillage, sitôt après la blessure.
Le pansement d’urgence est appliqué sur la plaie, et de suite l’attelle, garnie ou non garnie peu importe, est passée par le pied, muni encore de sa chaussure, et la jambe même revêtue du pantalon. Il suffit de prendre les précautions dont nous avons parlé (voir page 104) pour mobiliser le moins possible la fracture.
Pour simplifier la pose des hamacs, on fixe le chef libre d une bande de toile à la partie supérieure de la tige externe ; la bande est alors déroulée en passant alternativement d’une tige à 1 autre. On obtient ainsi une série de hamacs dont la tension s égalise d’elle-môme. • „ . 1 ,
A ce moment, on transfixe le soulier, entre la semelle et la chaussure proprement dite en avant du talon avec une broche (morceau de fer rond de 0 m. 30 de long et effilé à l’une de ses extrémités). Il faut prendre garde de ne pas embrocher la peau de la plante du pied. „ , 1 ■
■ Cette tige joue le rôle de la ferrure de la semelle de Sinclair, la planchette étant représentée ici par la semelle du soulier. Eu dirigeant la broohe obliquement de haut en bas et de dehors en dedans, on peut même placer le pied en rotation externe. Deux bandes sont fixées à ses extrémités et attachées après une torte traction, au V de l'attelle ; pour que le pied soit bien soutenu, il faut que la broche repose sur les tiges latérales.
A défaut de broche, il suffit de placer deux lacs autour de la cheville de la façon suivante :
On prend une bande de gaze ordinaire de 5 mètres que I on coupe en deux ; chaque morceau est plié en deux en son milieu et passé autour de la cheville au-dessus des malléoles, au moyeu d’un nœud coulant. Chaque bande de traction se trouve ainsi avoir
deux chefs. . , i, .. n
Les deux bandes sont réfléchies sur les tiges de 1 attelle (fig. 108, B) et at(achées à l’encoche. Le membre est calé avec des rouleaux de coton, surtout le genou est fixé à l’attelle avec deux tampons de coton et quelques tours de bandes.
ATTELLES D’ÉVACUATLON
L’appareil est suspendu à un cadre en fer placé au pied du brancard. A défaut de ce cadre, il suffit de fixer sur l’attelle, un support en fer quelconque, comme celui de la fig. 74, par exemple.
L’attelle de Lardennois est précisément munie d’un support, quel que soit le sens dans lequel elle est tournée.
^ L’attelle de Keller peut remplacer l’attelle de Thomas, mais l’attelle de Blake doit être considérée surtout, comme un appareil de traitement. Sa pédale mobile en diminue la rigidité et en rend l’application et l’emploi beaucoup moins simples.
Les appareils d’évacuation pour fractures du bras présentent un intérêt bien moindre.
L’attelle de Thomas avec anneau mobile est utilisable, mais encombrante.
L’appareil coudé du même nom (fig. 4t) lui est certainement préférable et d’une application plus rapide.