On désunit volontairement
Les jours suivants, sous l'influence des pansements humides, la rougeur érysépélateuse s’atténue progressivement à telle enseigne que le sixième Jour de ce traitement les parties molles ont recouvré tout autour du foyer traumatique leur souplesse et leur coloration normale; on substitue bientôt les pansements secs qui d'abord quotidiens deviennent rapidement tri hebdomadaires jusqu’au moment
de l'évacuation, le 6 septembre 1917. À ce moment déjà
l'articulation présente des mouvements.
» + + Examen bactériologique.
29. — Chainettes très nombreuses de huit à dix éléments. Le 30, chaînettes sans enroulement, grappes, grosbacilles.
8 août. — Sur gélose fines colonies bleutées de streptocoques et colonies moyennes jaunes en grappes, liquéfiant la gélatine.
En résumé, mesentericus, streptocoques, staphylocoques,
Il y a des cas où la suture est suivie d'une réaction générale minime. Température aux alentours de 38 degrés avec cependant une réaclion locale caractérisée par des phlyctènes, de l'œdème et de la sonorité, forme atténuée de gangrène gazeuse et suivie de suppuration.
Cas. — D..., Maurice, 7.522.
Blessé le 16 septembre 1917 à 6 heures.
Opéré Le 16 septembre 1917 à 15 heures, soit neuf heures après la blessure.
Vaste plaie de la région deltoïdienne et de la face externe de l'humérus droit, plaie de cinq travers de doigt de longueur. Eclatement des muscles. Fracture communitive de l’'humérus.
Examen radioscopique. — Fracture de l’humérus droit à la limite du tiers supérieur et du tiers moyen, avec trois petits éclats d'obus au niveau de la fracture et de nombreuses esquilles.
Opération. — Ablation de toutes les esquilles libres, on ménage les esquilles adhérentes au périoste et aux muscles; lavage prolongé à l'éther, puis à l’éther iodoformé. Un deuxième orifice se trouve à la partie moyenne du bras face postéro-interne. Eclatement et hernie du triceps ; le nerf radial a dû être broyé. Ablation des muscles contus, vérification du fond de la plaie abordée par le côté externe, éther, puis éther iodoformé, suture lotale.
Suites. — 18. Depuis l'opération la température n’a pas dépassé 38°2. Localement, on constate de l’ædème de la main et de l’avant-bras, mais aucune modification de la coloration des téguments. Pas de rougeur, pas de traînées lymphangitiques, pas de coloration feuille morte. Au niveau du bras et jusqu'au tiers supérieur de l'avant-bras, grosses phlyetènes remplies d'un liquide citrin, le pouls bat normalement. Il y a un certain retard dans la sensibilité au niveau de la main : phlyctènes probablement d’origine mécanique. :
Cependant, les suites démontrèrent que, contrairement à ce que l'on pensait les phlyctènes n'étaient pas d'origine mécanique car bientôt de l’æœdème, du gonflement, de la rougeur, déforment le bras qui prend l'aspect d'un gigot. On désunit deux points, on évacue des sérosités accompagnées de quelques gaz et, dans la profondeur, on constate du sphacèle musculaire mal odorant. Les pansements à l’éther modifient assez rapidement cet état local qui, à aucun moment, n’a retenti sur l’état général du blessé qui levé dès le troisième jour, venait seul et sans aide à La salle de pansements. |
Au bout de quelques jours, Afaesc eut des phlyctènes et la sérosité est bientôt remplacée par une suppuration abondante de pus à caractère louable. Notons qu'il y a eu là l'evolution suppurative que l’on observe au décours des manifestations gangréneuses. Ce blessé, évacué dans un “autre centre, 2 octobre 1917, pour des raisons militaires, a été revu en excellent état et en bonne voie de guérison ; évacué de la zone des armées vers le 15 novembre, il nous a écrit depuis d’un hôpital de l'intérieur et nous a confirmé l'excellent état de sa plaie,
Examen bactériologique :