‹ La suture primitive dans le traitement des plaies de guerreChapitre 19 sur 49 · CONTRE-INDICATIONS · texte numérisé non relu

CONTRE-INDICATIONS

Pour nous, qui pratiquons systématiquement la suture primitive, nous ne trouvons aucune contreindication formelle dans le temps auquel remonte la blessure, Nos observations ont trait à de nombreux blessés après la douzième heure et même après vingtquatre et trente-six heures.

La multiplicité des blessures n’est pas, à priori,

une contre-mdication à la suture: ainsi que nous l'avons dit, nous avons de très nombreuses observations de multisuturés. L’expérience chirurgicale acquise et notre entrainement nous permettent de réaliser dans un espace de temps ne dépassant pas une heure et demie l’opération complète dans les cas les plus chargés comme nombre de blessures. Pour nous, la contre-mdication formelle à la suture dans les conditions de blessés que nous avons l’habitude de soigner réside dans l’état général du blessé avant l'opération. Quand nous devons aller très vite, parce que le blessé est schoké, nous renonçons à la suture qui, malgré tout, allonge l’opération.

En terminant, nous attirons l’attention sur ce fait que très souvent nous avons pratiqué après l’exérèse la suture de plaies qui paraissaient aux yeux de nos assistants non habitués, ou de quelques visiteurs d'occasion, par leur aspect être mcompatibles avec la suture, et cependant nous avons eu, dans ces cas. des résultats tout aussi bons que dans les plaies toutes récentes. Leseas C..., n° 6.989 et T..., n° 7.278, sont autant d'exemples. Il faut, pourrions-nous conclure, avoir vu de ses yeux tous ces faits pour ne pas être stupéfié et rester incrédule. Cest pourquoi nous n’avons voulu rapporter ici, dans cette thèse, que les observations vécues avec notre chirurgien, parce que nous avons assisté à toutes leurs évolutions en en vivant toutes les phases.

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