‹ La sylviculture françaiseChapitre 10 sur 20 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LSS PRINCIPES

Les principes de la nouvelle méthode résultent de la constatation des faits relatifs à l'accroissement.

!• PRINGIPB

La différence du volume de la futaie, à la fin et au début delà période, en tenant compte des arbres disparus, exprime l'accroissement pendant la période.

Cette proposition parait de toute évidence, et les conséquences qui en découlent sont :

1^ Que l'inventaire doit être fait par division au début de chaque période, et qu'il faut avoir pour chaque division un compte d'inventaires de la futaie en réserve ;

2^ Qu'il faut pareillement faire pour chaque division l'inventaire des arbres exploités à un titre quelconque, et avoir pour chaque division un compte d'inventaires de la futaie exploitée;

3"* Qu'il faut étafblir au début de chaque période

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l'état récapitulatif du matériel de la futaie par division et avoir un compte de ces états récapitulatifs ;

4**, Qu'il faut tenir pour chaque division un état récapitulatif de prévision et d'exploitation des coupes ;

5® Que les arbres réservés et les arbres exploités doivent toujours être mesurés et cubés de la même manière, afin que les opérations puissent être vérifiées et comparées entre elles ;

6<> Toutes les opérations forestières donnent lieu à des dépenses et à des recettes, et il est nécessaire d'avoir pour la forêt un compte récapitulatif des recettes et des dépenses.

L'accroissement des arbres réservés est plus considérable, après r exploitation de la coupe qu'il n'était auparavant, et diminue progressivement jusqu'à l'exploitation suivante. Chaque exploitation équivaut donc à une culture. Ce fait est constant et n'a rien que de très naturel. .

Il en découle :

1"* Qu'il faut abréger la révolution des coupes le (dus possible ;

2** Qu'il faut composer la réserve de manière à tirer le meilleur parti possible de la fertilité, c'est-à-dire avec les meilleurs arbres et dans une juste proportion.

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eu égard à leur nombre et à leur mélange dans le peuplement.

Dans le tailliscomposé, la perte de taillis occasionnée par lesarbres de lafutaie est un peu plus que compensée par le branchage et les cimes de ces mêmes arbres, et il n'y a pas lieu de penser que les choses se passent autrement dans la futaie pleine. Il en résulte :

1"* Qu'il y a lieu de séparer dans le peuplement l'étage inférieur ou sous-bois de l'étage supérieur, en fixant le minimum de grosseur des arbres qui appartiennent à la futaie^ et de diviser le matériel en principal et accessoire ;

2"* Que le matériel principal doit être restreint au bois de tige des arbres de la futaie, seul sujet à des variations et par suite à des inventaires ;

3* Que le matériel accessoire doit comprendre, outre les rejets et brins trop faibles pour être comptés dans la futaie, les cimes et le branchage des futaies elles-mêmes, et qu'ainsi constitué, comme il s'accroît annuellement d'une quantité constante ou faiblement progressive, il serait superflu d'en étudier les variations.

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En réglant la quotité des coupes principales sur Taccroissement de la période précédente, non seulement on n'est pas exposé à compromettre l'avenir, mais on arrive nécessairement à améliorer la végétation et à augmenter le matériel de la futaie. Il est évident en effet :

1^ Que les arbres dont se compose la futaie sont les meilleurs et qu'ils se trouvent dans les conditions les plus favorables à la conservation et à l'accroissement de la forêt ;

2** Que le matériel de la futaie augmente à chaque période du volume des arbres qui, trop faibles au début pour être compris dans les inventaires, passent à la futaie, et de l'accroissement pour la moitié de la période de ceux qui tombent dans la coupe ;

3** Que l'augmentation de matériel qui se produit ainsi entre en ligne de compte dans les calculs d'accroissement à la période suivante, et que le produit des coupes principales est progressif de période à période, en raison même de l'augmentation et de l'amélioration du matériel de la futaie.

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Les coupes principales d'une période sont de même volume, et cette égalité est obtenue en attribuant à chacune d'elles une ou plusieurs divisions entières dont Taccroissement total pendant la période précédente soit égal au volume fixé. Il est évident :

1® Que Ton tient compte des conditions de production, qui peuvent varier en raison des différences de fertilité et de peuplement, et que cette manière de procéder à cet effet est la seule qui ne soit pas arbitraire ;

2"* One chaque nuance de peuplement s'améliore le plus rapidement possible, effaçant ainsi les différences dans les conditions de la production d'une manière certaine, sans qu'il soit besoin d'en connaître les causes ;

3** Que Tinégalité qui peut exister dans les coupes annuelles de produits accessoires, qui s'exploitent dans les limites des coupes principales, tend à s'atténuer dans la mesure du possible.

Les inventaires donnent pour chaque division le nombre des arbres de la futaie par essences et par

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grosseur. Il est évident que, par la comparaison de ces inventaires, on peut :

1® Apprécier le degré d'utilité de chaque essence dans la composition du peuplement et connaître celles qu'il convient de préférer à la coupe ;

2® Apprécier pour chaque essence la part que les arbres prennent à Taccroissemeiit, en raison de leurs dimensions, de leur situation dans le peuplement et de l'état particulier de leur végétation, par le fait même, et sans qu'il soit besoin de connaître la cause plus ou moins complexe des variations de l'accroissement dans les massifs, et par suite acquérir l'expérience nécessaire pour désigner avec certitude les arbres qu'il convient de préférer à la coupe ;

3** Que la connaissance positive du fait de l'accroissement et des circonstances concomitantes est un moyen rationnel d'en découvrir les causes, ce qui peut être d'un grand avantage pour la sylviculture et même d'un intérêt scientifique.

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