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LA PRATIQUE

Par le partage de la forêt en divisions d'égale contenance irrévocablement fixées sur le terrain pour servir à l'assiette des coupes, autant que par son objectif qui est d'égaler la coupe annuelle à l'accroissement, la nouvelle méthode n'est en réalité qu'un perfectionnement du jardinage et du tire et aire.

Le tire et aire et le jardinage abandonnent au forestier l'appréciation de l'accroissement annuel et le choix des arbres à exploiter dans la coupe. Ces méthodes lui imposent seulement certaines prescriptions pour le guider et faciliter sa tâche parfaitement déterminée dans son objet, qui est de faire la coupe équivalente à l'accroissement et de choisir les arbres de cette coupe de manière à assurer, au bout d'un temps fixé, le rétablissement du peuplement dans l'état où il était auparavant.

Au début, un règlement général qui prescrit l'égalité de contenance des coupes et une réserve obligatoire pouvant être augmentée par le forestier sous

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sa responsabilité personnelle, lorsqu'il juge cette augmentation nécessaire.

Plus tard, des règlements particuliers par forêt conservent les principes généraux du début, abrègent la durée de la révolution des coupes, qui avait été primitivement fixée à 100 ans, et remplacent les appréciations facultatives par des instructions plus précises.

Plus tard encore, vient la substitution du martelage en délivrance au martelage en réserve, qui donna naissance au jardinage.

Puis tout à coup la tradition de la sylviculture française est interrompue sans motif, et à la réorganisation de l'administration au commencement du xix*" siècle, les forestiers adoptent la méthode allemande, sans examen, et remplacent les règlements, qui statuaient pour uae durée restreinte, par les aménage • ments, qui statuent pour une durée illimitée.

L égalité de contenance des coupes, dont on n'avait pas troAJvé le moyen de se passer dans la méthode française, incompatible d'ailleurs avec l'égalisation du revenu, quand mième on parviendrait à égaler la coupe annuelle à l'accroissement, a été le seul motif non pas rationnel, o^ais spécieux, que l'on ait pu faire valoir pour j^stjifter de l'abandon d'une tradition plusieurs fois séculaire que la nouvelle mçjthode reprend.

La nouvôlle méthode conserve, en même temps que le principe de 1^ coupe par contenance^ tous les

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progrès accomplis dans la recherche de l'égalisation du revenu, savoir, l'abréviation de la révolution des coupes et le martelage en délivrance, et fait de Tégàlisation du revenu une réalité, tout en assurant d'une manière infaillible le progrès de la culture forestière.

Par la détermination positive et pratique de l'accroissement elle supprime l'arbitraire dans la fixation du volume de la coupe annuelle, et par le partage de la forêt en un nombre de divisions égales, plus grand que celui des années de la période de révolution des coupes, elle donne, sans perdre les avantages de l'exploitation par contenance, le moyen de résoudre pratiquement le problème insoluble, autrement, des contenances inversement proportionnelles à la production.

Les principes nouveaux qui caractérisent la méthode découlent d'inventaires de la futaie par divisions périodiquement renouvelés, et dont il est nécessaire de tenir un compte exact. Les notes relatives aux inventaires de la futaie par divisions sont en forme d'états. Il est commode de préparer ces états à l'avance et de les relier dans le cahier d'aménagement, dont ils sont la partie essentielle.

Chacun sait comment se fait un inventaire de futaie et comme il est également facile d'établir, sur les données de ces inventaires, les calculs d'accroissement : il suffit de dire qu'on élimine de ces calculs les arbres passés à la futaie pendant la période, en par-

tant de ce principe que les arbres les plus forts au premier comptage d'une division sont encore les plus forts au comptage suivant. Si les arbres de l'^^ classe d'une division sont au nombre de 100 au premier comptage, on retranche leur volume de celui des 100 arbres les plus forts au comptage suivant, et l'on opère de même pour ceux de 2* et de 3** classe. Le reste du second comptage après ces prélèvements successifs est ce qui passe à la futaie dans l'intervalle. Dans ces calculs on tient compte des arbres exploités en les ajoutant au second comptage.

Faites par classes comprenant chacune plusieurs catégories de grosseur, ces comparaisons fournissent des données moyennes, plus exactes que si elles sont faites par catégories de grosseur. Dans ce dernier cas, certaines catégories peuvent n'être pas suffisamment représentées dans les calculs, surtout pour les arbres de grandes dimensions.

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