‹ La symbolique (volume 2)Chapitre 3 sur 37 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Idée, ohjet et sources de la Symbolique.

Par Symbolique, nous entendons l'exposition raisonnée des contrariétés dogmatiques entre les églises chrétiennes opposées par suite de la révolution religieuse du seizième siècle, exposition tirée de leurs confessions de foi , de leurs symboles. '

Il suit de cette définition

1° Que le but immédiat de la Symbolique n'est ni polémique ni apologétique ; elle se borne à exposer, à faire connoître sous tous leurs rapports les différences des communions chrétiennes. Cette exposition , ne fût-ce que d'une manière indirecte , prendra bien quelquefois les formes de l'attaque ou celles de la défense ; car la conviction personnelle de l'écrivain se révélera involontairement,

soit par l'approbation, soit par la contradiction. I. c

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Par là , cependant y la Symbolique ne perdra point son caractère propre qui est d'exposer et de raconter : c'est ainsi que l'historien porte son jugement sur les faits et les personnes. Mais surtout la tâche imposée par la science , exige que souvent le récit prenne une couleur partie polémique, partie apologétique. En effet, une simple narration , fût-elle accompagnée des recherches les plus impartiales et les plus approfondies , ne suffiroit point à beaucoup près ; il faut de plus que toutes les propositions d'une doctrine soient présentées dans leur connexité et leur harmonie réciproque. Ici , il devient nécessaire d'analyser un dogme dans ses élémens , et de remonter jusqu'aux premières impressions qui en déterminèrent les auteurs ; là , se fait sentir le besoin de signaler les nombreuses variations qu'il a subies; mais toujours les diverses parties d'un système doivent être considérées dans leurs rapports avec l'ensemble , et rattachées à l'idée fondamentale qui les domine toutes. Par cette méthode, sans laquelle il est impossible de pénétrer l'esprit et le vrai sens des symboles , les différentes doctrines dont ils se composent se trouvent confrontées de plus près avec l'Evangile , et les principes de la raison

ïxxy éclairée par le christianisme. Dès lors leur conformité ou leur contradiction avec les vérités reconnues par tous 5 ressort comme d'elle-même. De cette manière, la Symbolique devient une véritable apologie, et en même temps une réfutation des plus complètes, sans que pourtant son but direct soit d'être ni l'une ni l'autre.

2° Notre définition détermine les limites et l'objet de la Symbolique. En effet , puisqu'elle restreint nos recberclies aux contrariétés doctrinales qui surgirent au seizième siècle , elle exclut les communions retranchées de l'Eglise avant cette époque , lors même qu'elles auroient prolongé leur existence jusqu'à nos jours. En conséquence , nous n'exposerons pas la doctrine particulière de l'église grecque. La fermentation religieuse du seizième siècle et les erreurs qui en sortirent , sont d'uh^-, tout autre nature que l'opposition qui sépare l'église ' d'Orient et l'église d'Occident. La controverse occidentale concerne uniquement V anthropologie'*^ chrétienne ; mais la question orientale a son siège

"" Vax anthropologie ( à'vJîjowTroç, homme; Xoyoç, discours, traité) les théologiens allemands désignent la partie de la théologie qui traite de l'hom nie, considéré en lui-même et dans ses rapports avec Dieu soit avant,^oit après la chute originelle. (iVofc du trad.)

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