‹ La symboliqueChapitre 57 sur 63 · XCI · texte numérisé non relu

XCI

Des Sacremens.

Puisque les sociniens rejettent les effets intérieurs de la grâce, ils disent, conséquens à leurs principes , que les sacremens sont de pures cérémonies , des symboles destitués de toute force , de toute vertu.

Pour ce qui concerne le baptême en particulier, voici leur doctrine. Hommes grossiers et charnels, les juifs et les païens, disent-ils, avoient besoin d'un mystère , d'un signe qui leur certifiât l'amitié de Dieu ; et c'est pour cela que le Seigneur institua le bain de la régénération. Si, dans la suite des temps , ce rit a été maintenu dans l'Eglise, c'est qu'on a méconnu l'intention du divin maître ; c'est que , d'une institution temporaire , on a fait un établissement permanent. Qui ne voit , d'ailleurs , que le baptême ne peut être administré qu'aux adultes , car l'enfant ne peut en saisir la signification ? Puisque les sociniens rejettent le péché originel , puisqu'en conséquence ils regardent l'ablution avec l'eau comme une vaine cérémonie , nous concevons qu'ils se croient bien II. 25

généreux lorsqu'ils ne damnent point ceux qui baptisent les enfans\

Quant au sacrement de l'autel , ils enseignent qu'il est établi pour tous les temps , mais seulement pour annoncer la mort du Sauveur'.

Enfin les disciples de Socin rejettent l'éternité des peines, et soutiennent qu'un jour les damnés seront mis au néant.

1 Catech. Racov., quaest. 346 — 351.

^Loc. cit. quaest. 333. Il nous paroît iautilc de citer d'autres passages.

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