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COMPOSITION ÉLÉMENTAIRE. — ÉQUIVALENT

Tandis que ces résultats fondamentaux fixaient les idées sur la marche de Tanalyse et sur le but qu'elle devait se proposer d'atteindre dans son application aux substances végétales et animales, on assignait, par d'autres travaux, la composition élémentaire des principes immédiats euxmêmes ; on apprenait à déterminer leur équivalent, et Von établissait des relations précises entre les poids de leurs vapeurs. Enjoignant à ces trois ordres de résultats la décou* verte de llsomérie, on aura passé en revue tous les faits propres à définir Tanalyse immédiate des matières organiques.

Parlons d*abord de l'analyse élémentaire. La détermina* lion pondérale de la proportion des éléments contenus dans les matières organiques, c est-à-dire du carbone, de l'hydrogène, de Toxygène et de l'azote, parut tout d'abord offrir des difficultés exceptionnelles. En eiTet, trois de ces éléments sont gazeux et toutes leurs combinaisons binaires sont également volatiles ou gazeuses : cette circonstance suffit pour

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exclure tontos les méthodes aîialytiqnes usitéos en chimie minérale. Cependant on est parvenu à efTectuer l'analyse élémentaire dos mntî^ros organiques à Taide de méthodes simples et réptulières, qui sont précisément celles dont nous nous servons aujourd'hui, Mm's pour att<»indre un semblable résultat, les chimistes les pins habilos ont dû y consacrer trente années d'efforts. Ce n'est point ici le lieu de retracer ces efîorts successifs. Il suffira de dire que tontes les méthodes aboutissent à changer le cnrbone et Thydrog^ne en composés binaires complètement oxydés, tels que Teau et Tacide carbonique, et à recueillir Tazote, tantôt à Tétat libre, tantôt sous forme d'ammoniaque.

Parmi les procédés d'analyse, les uns reposent sur les méthodes eudiométriques, imaginée?^ par Volta au siècle dernier (1778) pour l'analyse du gaz des marais ; les autres sont fondés sur l'emploi des agents comburants, tels que le bioxyde de plomb (1), le chlorate de potasse (2), l'oxyde de cuivre (3), etc. En même temps on a eu recours à des appareils diversement disposés. Ainsi, Berzelius îmaginn. de placer le mélange de matière organique et de substance comburante dans un long tube horizontal, destiné à rendre la combustion successive (1815) : nous avons conservé cette disposition. M. Liebig réussit à peser, dans l'appareil qui porte son nom, l'acide carbonique, jusque-là déterminé on volume (1831). Enfin MM. Will et Warrentrapp ont les premiers dosé sous forme d'ammoniaque l'azote des matières organiques (1842).

L'analyse élémentaire ne sufSit point pour définir une substance au point de vue chimique ; il &ut encore connaître son équivalent et sa formule. Les règles relatives à la détermination de l'équivalent sont les mêmes en chimie minérale et en chimie organique : elles consistent à combiner la subs*

(1) Bbrzelius.

(2) GAY*LU8SAiC et Thenard.

(3J Gay-Lussac.

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